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Une quarantaine d’exploitations avicoles touchées par la grippe aviaire

Le virus de la grippe aviaire de type H3 - une forme inoffensive pour l'homme - s'est étendu ces dix derniers jours, surtout en Flandre occidentale. Sa présence est attestée dans une quarantaine d'exploitations avicoles, a confirmé lundi le secteur ainsi que l'Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (Afsca). Les organisations agricoles plaident pour un plan d'abattage sur les sites touchés, mais l'Union européenne n'y est pas favorable.

Le ministre fédéral de l'Agriculture, Denis Ducarme (MR), avait indiqué le 9 novembre que le virus de la grippe aviaire H3 avait touché 27 exploitations depuis début avril 2018. Ce chiffre a depuis lors continué à croître et une quarantaine de producteurs de volaille sont désormais atteints. C’est ce qu’ont fait savoir le syndicat agricole flamand Boerenbond et l'Union flamande des producteurs de volaille.

Les contaminations sont concentrées en Flandre occidentale, a précisé l'Afsca. Mais quelques transmissions en Flandre orientale, dans les provinces d'Anvers et de Liège ont également été recensées. Plusieurs mesures ont été publiées lundi au Moniteur belge pour combattre la propagation du virus.

L'arrêté ministériel prévoit notamment la désinfection des véhicules qui entrent dans les exploitations avicoles commerciales, l'interdiction de charger des volailles de différentes provenances dans un même véhicule et la désinfection du fumier issu de poulaillers où le virus de l'Influenza aviaire de type H3 est présent.

Une première étape positive, estiment le Boerenbond et l'Union flamande des producteurs de volaille. Mais ceux-ci réclament aussi un plan d'abattage coordonné dans les exploitations touchées. Le ministre Denis Ducarme avait en effet annoncé que les animaux qui présentent des symptômes seraient abattus, moyennant une compensation pour les éleveurs.

Mais la réglementation nécessaire se fait attendre. D'après le Boerenbond, l'Union européenne considère que ces compensations pourraient s'assimiler à des aides d'Etat illégales. Des discussions sont encore toujours en cours.

Nicolas Maeterlinck