L’Anversoise Jinnih Beels candidate bourgmestre si De Wever devient ministre-président

L’échevine anversoise de l’Enseignement, Jinnih Beels (SP.A), qui tirait la liste du parti socialiste anversois lors des élections communales d’octobre dernier, est candidate au poste de bourgmestre dans la métropole si Bart De Wever (N-VA) déposait son écharpe maïorale pour devenir ministre-président flamand, succédant à Geert Bourgeois. C’est ce qu’elle a déclaré ce dimanche matin à divers médias, soulignant qu’elle ne réclame pas le poste et veut en discuter avec le reste de l’équipe communale. Bart De Wever s’est montré très irrité par la déclaration de Jinnih Beels (photo).

Au cours de la campagne électorale, le président de la N-VA, tête de liste pour son parti à Anvers et bourgmestre anversois Bart De Wever a pourtant annoncé qu’il est candidat pour prendre la relève de Geert Bourgeois à la tête du prochain gouvernement flamand. Si les électeurs se prononçaient en ce sens. Il devrait alors mettre fin à son maïorat dans la métropole.

Ceci inquiète apparemment le partenaire de coalition de la N-VA à Anvers, le parti socialiste SP.A. "Nous ne sommes pas à l’aise", indiquait l’échevine Jinnih Beels ce dimanche midi. "Si Bart De Wever devenait effectivement ministre-président, nous estimons que le maïorat ne peut pas être repris par n’importe qui. Il faut que ce soit une personnalité qui rassemble, comme l’indique l’accord de coalition".

En principe, ce devrait être un autre représentant de la N-VA qui reprendrait l’écharpe maïorale, mais selon Beels il n’y a pas encore d’accord à ce sujet. "Cela doit encore être discuté", précisait Beels, qui indiquait ensuite être elle-même candidate au poste. "C’est logique. Je me sens responsable envers les Anversois, pour poursuivre l’accord de coalition". L’échevine de l’Enseignement soulignait que la question n’a pas encore été abordée avec la N-VA.

De Wever : "Elle peut l’oublier, en ce qui me concerne"

Piqué par les déclarations de Jinnih Beels, Bart De Wever (photo) répondait à la VRT que "les rapports de force étaient clairs lors des élections communales. En ce qui me concerne, Beels peut oublier le maïorat". Il confirmait que la question n’a pas encore été discutée au sein du conseil communal anversois, et qu’il considère ces déclarations comme une "manœuvre politique … pas très propre".

Le libéral Philippe De Backer (Open VLD), dont le parti fait également partie de la coalition anversoise, estimait pour sa part qu’il n’est pas approprié de "prétendre maintenant à l’écharpe maïorale". "Les libéraux flamands n’ont pas rejoint la coalition anversoise avec un bourgmestre socialiste".