Bart Moeyaert reçoit le "Prix Nobel de la littérature jeunesse" des mains de la princesse Victoria

C’est dans la capitale suédoise Stockholm que l’écrivain brugeois de 54 ans recevait ce lundi le Prix Astrid-Lindgren Memorial Award 2019 des mains de la princesse héritière Victoria de Suède. Considérée comme le Prix Nobel de la littérature pour la jeunesse, cette distinction est assortie d’un montant de 480.000 euros. Il porte le nom de la romancière Astrid Lindgren, à laquelle on doit le personnage de Fifi Brindacier. La remise du prix est associée à un programme de festivités à Stockholm.

Début avril, alors qu’il se trouvait à la Foire du livre pour enfants de Bologne, Bart Moyeaert apprenait que le prix prestigieux lui avait été attribué cette année. Ce lundi, ce prix lui a été officiellement remis à Stockholm. C’est le rapport du jury littéraire qui a surtout réjoui l’écrivain flamand, dont le nom avait déjà été proposé 16 fois pour ce Prix Nobel de la littérature de jeunesse.

"Le rapport du jury m’a beaucoup ému, parce qu’il dit littéralement que, comme Astrid Lindgren, je défends les enfants différents. Ceux qui sont en-dehors du groupe, mais qui ne le considèrent pas comme un problème majeur, tout en voulant être vus. C’est alors que j’ai compris que c’est ce que j’ai toujours voulu faire", indiquait Moeyaert. "Quand le jury vous dit que toutes ces années vous avez travaillé dans l’esprit d’Astrid Lindgren, c’est évidemment formidable".

Bart Moeyaert écrit des romans pour les enfants et les adolescents et a déjà gagné à peu près tous les prix que l’on peut recevoir dans son domaine. Il a commencé à écrire à l’âge de 19 ans. Nombre de ses 50 ouvrages ont été récompensés. Ils ont été traduits dans plus de 20 langues.

Bart Moeyaert se souvient qu’une de ses premières lectures était un livre d’Astrid Lindgren, dont le scénario lui rappelait sa propre vie avec six frères plus âgés. Il est ravi que le prix suédois l’encourage aussi à porter un message qui lui est cher. "Les enfants comprennent tellement plus que les adultes ne le pensent", soulignait notamment l’écrivain brugeois.

Bart Moeyaert espère aussi que la littérature pour la jeunesse obtiendra une place encore plus importante dans la promotion des arts en Flandre.