Tom Van Grieken (Vlaams Belang) :" Je suis réaliste, nos chances de réussite ne sont pas grandes"

Le président du parti flamand d’extrême-droite Tom Van Grieken (photo) s’est entretenu mercredi avec le formateur Bart De Wever, comme les présidents des autres partis. Interviewé en soirée dans l’émission "Terzake" de la VRT, Van Grieken admettait que les chances de son parti de participer à la coalition au gouvernement flamand sont limitées.

Plus tôt dans la journée de mercredi, Filip Dewinter - tête de liste du Vlaams Belang à Anvers - avait déclaré au micro de la télévision anversoise ATV que les discussions entre Tom Van Grieken et Bart De Wever au sujet du cordon sanitaire n’étaient menées que pour la galerie, mais qu’il n’en serait rien dans la pratique.

"Je trouve que c’est une déclaration malheureuse", répondait Tom Van Grieken sur le plateau de l’émission "Terzake" mercredi soir. "Mais je comprends Filip Dewinter. A Anvers, la N-VA et le Vlaams Belang avaient remporté ensemble 50% des votes et cela n’a tout de même pas réussi. Je reste réaliste. Je ne dis pas que nos chances de réussite sont très grandes, mais j’ai l’impression que monsieur De Wever est sincère. Et c’est mon devoir, en tant que président du Vlaams Belang, de tout faire pour accroitre nos chances autant que possible".

Van Grieken avoue être "mécontent" du style utilisé par Dewinter notamment dans ses messages sur Twitter. Mais il n’a pas l’intention de resserrer la vis à son égard. "Dewinter est l’un des 45 parlementaires pour lesquels je me bats et qui ont reçu un mandat des électeurs. Mais ce n’est pas à l’ordre du jour. Aujourd’hui, il s’agit de voir ce que je vais faire avec le mandat donné par 811.000 électeurs au Vlaams Belang et comment je peux donner forme à la Flandre de demain. C’est pour cela que je mène des discussions, de façon ouverte et constructive".

Le fait que Tom Van Grieken ait aussi été reçu par le roi Philippe, mercredi, a été très mal digéré du côté francophone du pays. Laurette Onkelinx (PS) s’est notamment dit très choquée. "Nos 800.000 électeurs sont taxés de racistes et on me compare à un fasciste comme Léon Degrelle. Je trouve cela très bas", déclarait encore Van Grieken sur le plateau de la VRT.

Le président du Vlaams Belang a déposé plainte pour diffamation. "J’en ai marre que le Sud du pays s’octroie le luxe d’accuser faussement 811.000 électeurs, sans pouvoir apporter de preuves".