Le gouvernement bruxellois prend forme du côté néerlandophone avec trois partis

Cinq jours après les élections, Groen, Open VLD et one.brussels - la liste du socialiste flamand Pascal Smet - ont décidé de s’allier et d'entamer des négociations, côté néerlandophone, en vue de la formation du prochain gouvernement bruxellois. C’est ce qu’a annoncé la tête de liste Elke Van den Brandt (Groen, photo), qui mène les négociations avec le député Arnaud Verstraete. Les trois partis disposent de 10 sièges sur 17 (soit 4 pour Groen, 3 pour Open VLD et 3 pour one.brussels) dans le groupe linguistique néerlandophone.

A l'issue du scrutin de dimanche, les écologistes ont gagné un siège, les libéraux d’Open VLD en ont perdu 2 et one.brussels a récupéré les 3 sièges dont disposait le SP.A lors de la législature précédente.

La N-VA a elle aussi décroché 3 sièges, mais ses relations avec Groen sont tendues. Quant au CD&V démocrate-chrétien, il ne compte plus qu'un siège.

"Nous aimons Bruxelles. Avec conviction et passion. Groen, Open VLD et one.brussels se donnent aujourd'hui la main pour construire une ville saine, ambitieuse et inclusive", a précisé Elke Van den Brandt (photo). "Cette coalition veut être un partenaire néerlandophone fort qui construit des ponts", a-t-elle ajouté.

"Nous veillerons à ce que chacun puisse développer ses talents et puisse être qui il ou elle veut être. Bruxelles doit être une ville équitable qui ne laisse personne sur le côté. Une ville qui offre des opportunités, qui investit", a conclu Van den Brandt.

Elle a également souligné que la formation du gouvernement bruxellois est, pour son parti, indépendante de la formation aux niveaux fédéral et régional flamand.

Quelle coalition du côté francophone ?

Pour les francophones, ce sont le ministre-président sortant Rudi Vervoort et la présidente de la Fédération bruxelloise du PS Laurette Onkelinx qui mènent les discussions. Ils devront encore rencontrer lundi et mardi prochains divers présidents de partis. Il n’y a pas de certitude qu’ils parviendront à un accord entre socialistes, libéraux et écologistes francophones, pour former la même coalition que du côté néerlandophone.

"Du côté francophone il y a beaucoup plus d’options que du côté néerlandophone", expliquait Elke Van den Brandt. "Nous sommes quotidiennement en contact avec Ecolo et avons aussi des contacts avec les formateurs. Nous devons donner à ces discussions le temps dont elles ont besoin".