Jonas Roosens

Theo Francken veut voir ce que le Vlaams Belang a à proposer

Six jours après les élections fédérales, régionales et européennes, les partis politiques se préparent à d’éventuelles discussions pour former les divers gouvernements du pays. A Neder-over-Heembeek (Région bruxelloise), le conseil et la direction de la N-VA se sont réunis ce samedi. Jan Jambon et Theo Francken, anciens ministre et Secrétaire d’Etat du gouvernement fédéral, ont annoncé qu’ils formeront un duo d’interlocuteurs pour les négociations au niveau fédéral. Francken veut aussi discuter avec le Vlaams Belang de ses propositions, indiquait-il au Nieuwsblad, pour voir dans quelle mesure le programme du parti d'extrême droite correspond "à notre programme et notre idéologie".

"Le plus stupide que nous puissions faire maintenant est d'exclure immédiatement le Vlaams Belang. Le roi a finalement aussi compris ce message", analyse l’ex-Secrétaire d’Etat à la Migration Theo Francken. "Ecoutons d'abord très attentivement leurs propositions et vérifions-les d'un point de vue juridique. Un arrêt de la migration, une sortie de la zone Schengen... Tout ça, c'est pour faire du bruit mais, maintenant, ils doivent devenir plus concrets", estime le nationaliste flamand. S'il y a suffisamment de similitudes, le processus pourra passer à l'étape suivante. "Si ce n'est pas le cas, il vaut alors mieux ne pas gouverner ensemble", reconnait-il.

L'ancien Secrétaire d'Etat à l'Asile et à la Migration défend à nouveau la voie du confédéralisme. Pour lui, il n'est pas question d'une scission du pays mais d'"une plus grande autonomie des Etats fédérés". "Vous ne pouvez adopter une approche socio-économique que si vous bénéficiez d'une plus grande autonomie fiscale."

Theo Francken ne se risque pas à des prédictions sur les formations gouvernementales. "Il faut surtout travailler dur car les défis sont grands. Je ne veux pas me fixer un timing mais le 11 juillet est toujours le plus beau jour pour avoir un nouveau gouvernement flamand."

Duo d’intelocuteurs

Le nationaliste ne sait pas encore s'il se verrait bien attribuer un rôle dans une nouvelle coalition au nord du pays, par exemple comme ministre de l'Enseignement. "J'aurai une conversation avec mon président (de parti)", dit-il. La compétence de l'Asile et la Migration reste toutefois sa préférence "mais tout est très difficile au niveau fédéral".

Il semble en tous les cas que Theo Francken et Jan Jambon mèneront les négociations gouvernementales au fédéral pour leur formation politique, même si les équipes n'ont pas encore été officiellement formées. Le parti n'aurait d'ailleurs pas encore convenu d'un rendez-vous concret avec les informateurs Johan Vande Lanotte et Didier Reynders. "En fonction de l'agenda, nous verrons comment nous composerons les équipes", glisse-t-on dans les coulisses de la N-VA.