La Belgique rattrape son retard sur ses partenaires en matière de recherche

La Belgique a rattrapé le retard qu’elle avait pris en matière de recherche et développement sur ses voisins, à savoir l'Allemagne, les Pays-Bas, la France et le Royaume-Uni, mais aussi sur les Etats-Unis et le Japon. Tous ces pays comptent parmi les principaux partenaires commerciaux de la Belgique.

Les crédits budgétaires - donc pas les sommes réellement engagées - ont augmenté de 24,6% à prix courants (nominal) et de 7,9% à prix constants (tenant compte de l'inflation) ces dix dernières années, avec un infléchissement vers le bas en 2009, au sortir de la crise financière, et en 2015. C’est ce qu’a communiqué l'administration de la politique scientifique, Belspo.

L'effort est essentiellement, et de plus en plus, porté par la Flandre qui représentait 55% de l'engagement en 2017 pour 48% dix ans plus tôt. Si la part de la Communauté française est restée stable, autour des 12%, on constate une baisse des crédits wallons, en-dessous des 10%, en 2017.

En forte augmentation, la part bruxelloise reste relative, puisqu’elle avoisine les 2%. Enfin, Belspo note que si les données budgétaires de 2018 venaient à être confirmées, on observerait une réduction significative des crédits de l'autorité fédérale, oscillant jusqu'ici autour des 23%.

Belspo se montre plutôt optimiste sur l'évolution globale de la Belgique par rapport à ses partenaires, d'autant plus que la comparaison ne tient pas compte de l'aide fiscale accordée par le pays à la recherche et au développement. Or, celle-ci est devenue très importante.