La mission de Vande Lanotte et Reynders prolongée à leur demande jusqu'au 17 juin

Après avoir présenté leur premier rapport au Roi, les deux informateurs Johan Vande Lanotte et Didier Reynders ont tenu une conférence de presse jeudi après-midi au Palais d’Egmont. "Un scénario tel que celui vécu en 2010 et 2011 n'est plus possible aujourd'hui dans la formation d'un gouvernement" ont-ils déclaré.

Il n’y a pas eu de grandes suprises dans leurs déclarations. Selon les deux informateurs, il n'est pas possible de répéter le scénario de 2010 et 2011 lorsqu’on avait retardé la formation d'un nouveau gouvernement de plusieurs centaines de jours. Contrairement à ce qui s’était passé à l’époque, le gouvernement en affaires courantes ne dispose pas aujourd’hui d'une majorité au parlement.

“Dans l'intérêt de nos concitoyens, d'une possible dégradation de notre économie, de la Belgique et de son image internationale, des discussions en vue de former un gouvernement doivent donc être entamées le plus vite possible", ont-ils ajouté.
Durant la semaine écoulée, Didier Reynders et Johan Vande Lanotte se sont entretenus avec les présidents de tous les partis qui sont actuellement en mesure de jouer un rôle dans la formation d'un gouvernement fédéral, tout en tenant compte de l'attitude des partis les uns envers les autres.

C’est ainsi qu’ils n’ont pas rencontré les présidents du Vlaams Belang ni du PTB-PVDA puisqu’il n'est pas possible de former une coalition fédérale avec une de ces deux formations. "Cela n’avait donc aucun sens d’entamer une rencontre protocolaire", a déclaré Johan Vande Lanotte.

Le duo d'informateurs a indiqué qu'il discutait avec les présidents des partis qui pourraient contribuer à la formation d'un nouveau gouvernement. "Actuellement, il n'est pas possible de former une majorité avec les partis en incluant le Vlaams Belang, mais pas non plus avec la PVDA", a déclaré Johan Vande Lanotte.

Didier Reynders a ajouté que "pour former un gouvernement, il fallait au moins un parti francophone. Or, aucun parti francophone ne veut former un gouvernement avec le Vlaams Belang".

Les informateurs ne vont plus inviter à nouveau le CDH. Puisque les humanistes francophones ont indiqué mercredi qu'ils optaient pour l'opposition dans tous les gouvernements.

Les informateurs ont en outre eu des contacts avec les syndicats (FGTB, CSC, CGSLB), les employeurs (FEB, UCM, Unizoet Agrofront), la Banque Nationale et le réseau contre la pauvreté (Het Netwerk tegen Armoede).

Ils ont par ailleurs demandé à une première série de services publics fédéraux (Intérieur et Police fédérale, Justice, Défense, Affaires Étrangères, Santé) quelles pourraient être leurs priorités pour les années à venir. Enfin, ils ont discuté des défis climatiques avec l'expert Jean-Pascal van Ypersele.

Dans les jours qui viennent, Didier Reynders et Johan Vande Lanotte "continueront de travailler dans la discrétion pour tenter d'avancer vers la formation d'un gouvernement fédéral", ont-ils enfin assuré. A leur programme: des rencontres avec des représentants du Bureau du Plan, du Réseau wallon de Lutte contre la Pauvreté (RWLP) et du Réseau belge de lutte contre la Pauvreté (BAPN).