AFP or licensors

Le bourgmestre d’un village espagnol ciblé par des messages xénophobes parce qu’il est flamand

Mario Blancke est depuis quatre ans bourgmestre d’Alcaucin, un village de 2.200 âmes situé dans la province de Malaga, en Andalousie. Récemment, l’homme de 64 ans a été visé par des messages à caractère xénophobe. Un suspect a été interpellé.

Mario Blancke est un expatrié originaire de Harelbeke (Flandre occidentale). Depuis 4 ans, il dirige le village d’Alcaucin pour le parti Ciudadanos.

Alors que le nouveau conseil communal doit être formé d’ici au 15 juin, des messages de haine lancés via Whatsapp ont circulé parmi les habitants. Des affiches ont également été placardées par endroits. Les auteurs revendiquent la nomination d’un bourgmestre "originaire d’Alcaucin". "Nous ne voulons pas d’étranger dans notre population", indique notamment le message.

Mario Blancke a déposé plainte. "Je me suis senti obligé d’agir, en tant que bourgmestre et en tant que simple personne", indique-t-il au quotidien Het Nieuwsblad. "La xénophobie est un poison rampant qui se propage rapidement. Aujourd’hui ce sont les expats, mais demain ce seront les personnes de couleur et les homosexuels. Je ne peux pas le tolérer", a-t-il encore commenté.

Environ 24 heures après le dépôt de la plainte, la police a pu identifier la personne à l’origine du message. Celle-ci devra se justifier devant le tribunal pour crime de haine.

De leur côté, les groupes politiques qui forment le conseil communal ont condamné l’acte, le qualifiant d’"attaque xénophobe contre la démocratie".