Des écoliers construisent des stations météo pour mesurer les îlots de chaleur

Les élèves d'une cinquantaine d'écoles de l'enseignement secondaire néerlandophone vont participer à la construction de stations météo (photo), afin de mesurer ensuite les effets des îlots de chaleur en 56 endroits à Bruxelles et en Flandre. Les données récoltées seront transmises à l'Université de Gand dans le cadre du projet scientifique "Vlinder" (qui signifie ‘papillon’ en néerlandais).

Les températures enregistrées en milieu urbain et à la campagne peuvent atteindre jusqu'à 8 degrés de différence, surtout la nuit. Cet écart est connu sous le nom d'"îlot de chaleur urbain", soit une élévation localisée des températures plus marquée dans les centres villes. Elle s'explique par l'urbanisation et le remplacement des sols végétalisés et perméables par des bâtiments et revêtements imperméables.

Des scientifiques ont déjà étudié les écarts de valeurs à Gand (Flandre orientale), mais à partir des données collectées dans les stations construites par les élèves, ils pourront approfondir leurs recherches.

Les stations météo connectées, au nombre de 56, seront placées aussi bien dans les grandes villes - comme Bruxelles, Anvers et Gand - que dans de plus petites entités comme Ypres, Saint-Trond ou encore Malines. Les écoles collaboreront avec des entreprises et organisations environnementales pour la mise sur pied des stations. Les élèves bénéficieront par ailleurs d'une formation axée sur la météo et le climat, qui leur permettra de décrypter les données collectées en temps réel.

Par la suite, les chercheurs de l'Université de Gand étudieront les effets des îlots de chaleur et les différentes manières de les atténuer, comme la végétalisation ou la proximité de l'eau, notamment.