Francesco Vanderjeugd veut devenir le prochain président de l’Open VLD

Francesco Vanderjeugd lance un ballon d’essai vers la présidence de l'Open VLD. L’intéressé est actuellement bourgmestre de Staden, en Flandre occidentale. Selon lui, le parti libéral flamand doit prendre une autre direction. "Cela fait mal de voir qu'aux dernières élections, nous n'avions rien comme arguments à présenter contre les extrêmes", a-t-il déclaré ce mercredi dans l’émission "De ochtend" (VRT).

Il reste encore un long chemin à parcourir avant le mois de mars 2020, date à laquelle devraient en principe avoir lieu les élections pour la présidence de l'Open VLD. Le poste n’est pas vacant, il est actuellement occupé par Gwendolyn Rutten pourtant, Francesco Vanderjeugd, 31 ans, est déjà candidat. 

"Il n'y a en effet pas encore de poste à pourvoir", a reconnu Francesco Vanderjeugd interviewé dans "De ochtend" sur Radio 1. "Mais je veux déjà le faire savoir, et m’y préparer. Le 26 mai, l'électeur a envoyé un signal et il ne faudrait pas l'ignorer. Il est important de garder ce signal au chaud. Nous devons secouer le cocotier."

Nous devons revenir à l'essentiel : rapprocher la politique des citoyens.
Francesco Vanderjeugd

"Les résultats des élections du 26 mai m'ont personnellement touchés", dit-il.

"Non pas parce que je n'ai pas été élu, mais ça fait mal de voir qu'avec le Parti libéral, on n'avait aucune réponse face aux extrêmes à un moment où c'est plus important que jamais. Alors vous pensez : nous sommes devenus un parti d'un peu de tout. Nous devons revenir à l'essentiel : rapprocher la politique des citoyens. En tant que bourgmestre, je suis proche des citoyens et ce que j'entends c'est qu'ils ont perdu confiance en la politique. Je veux prendre le temps dans les mois à venir d'aller à la rencontre de la base, de laisser la base s'exprimer à nouveau."

Qu'est-ce qui l'a dérangé encore ? La réaction rapide de l'actuelle présidente Gwendolyn Rutten qui a déclaré lors de la soirée du 26 mai que l'Open VLD ne gouvernerait jamais avec le Vlaams Belang. "Il aurait été important d'adopter une attitude attentiste à ce moment-là. Moi j'étais avec la base du parti, qui a été choquée par une telle déclaration. Je pense que "ne jamais coopérer" est un fait qui peut être écrit dans les étoiles, mais le soir des élections, il faut d'abord écouter la base".

Dans une réaction écrite, le bourgmestre d’Ostende Bart Tommelein déclare que "chacun a le droit de présenter sa candidature ( à la présidence ndlr). Mais il ne veut pas réagir maintenant."

Gwendolyn Rutten, de son côté, déclare : "Les élections à la présidence auront lieu l'année prochaine. Ce sont des élections ouvertes auxquelles tous les membres peuvent participer, Francesco est fortement engagé et c'est tout à son honneur."