Les jeunes consacrent en moyenne 11 heures par semaine aux jeux vidéo

Si l’on en croit une enquête menée par les Mutualités Libres auprès de 976 jeunes âgés de 12 à 23 ans, ces derniers passent en moyenne 11 heures par semaine devant des jeux vidéo. Que ce soit sur un ordinateur, une tablette, un smartphone ou une console de jeu. Et 60% de ces jeunes se plaignent de problèmes physiques liés à cette activité. La moitié de ces adolescents et jeunes adultes avouent ne pas se sentir bien dans leur peau. Les chercheurs estiment néanmoins que ces jeunes ne présentent pas de dépendance aux jeux.

Il semblerait que les jeux vidéo font aujourd’hui partie des activités régulières d’une bonne partie de la jeune génération. Soixante pourcents des jeunes interrogés par les Mutualités Libres indiquent en effet s’adonner aux jeux vidéo sur leur smartphone ou leur tablette, tandis que 40% jouent sur un ordinateur fixe ou une console. En moyenne, les jeunes âgés de 12 à 23 ans passent 11 heures par semaine sur un petit écran pour des jeux vidéo.

D’après Elke Boudry du Centre flamand pour l’éducation aux médias (Mediawijs), la situation n’est pas vraiment dramatique. "Si l’on répartit ces 11 heures sur toute une semaine, cela fait environ un peu plus d’une heure par jour. S’ils jouent pour se détendre, c’est bon. N’oubliez pas que via ces jeux vidéo, les jeunes sont en contact avec d’autres jeunes".

Les garçons jouent davantage et plus longtemps que les filles

Six garçons sur dix font des jeux vidéo sur console ou ordinateur, pour seulement trois filles sur dix. Dans l’enquête menée par les Mutualités Libres, un quart des garçons ont avoué passer plus de 10 heures par semaine sur des jeux vidéo, alors que seulement 5% des filles s’y adonnent plus de 10 heures semaine.

L’enquête révèle que les filles passent autant de temps sur leur smartphone, mais davantage pour les réseaux sociaux que les jeux.

D’après Elke Boudry, cette différence s’explique par le fait que les garçons sont davantage à la recherche d’aventures dans les jeux virtuels. "Nombre de ces jeux sont stratégiques et sont joués en groupe. Peut-être que les garçons ont davantage besoin de cela que les filles".

Boudry constate également que tant les garçons que les filles jouent "pour passer le temps". Les jeux vidéo leur permettraient aussi de se défouler, de sentir une poussée d’adrénaline et de vivre du suspens.

Alice S. / BSIP

Mal aux yeux, au cou

Mais les jeux vidéo ne sont pas inoffensifs, certainement pas quand on en abuse. Soixante pourcents des jeunes interrogés avouent ressentir des douleurs physiques dues à cette activité sédentaire. Quelque 28% d’entre eux déclarent avoir parfois mal aux yeux, et 23% se plaignent de douleurs au cou.

En cause, très vraisemblablement, la position assise devant un (petit) écran, pendant une longue période de temps. La moitié des adolescents et jeunes adultes interrogés reconnaissent en outre s’être déjà sentis dans un mauvais état moral après avoir joué. Ils se sentent aussi épuisés par des jeux vidéo trop prolongés.

Elke Boudry estime que ces chiffres ne peuvent être ignorés, tout en étant prudent de ne pas tirer trop rapidement des conclusions. "Les jeux vidéo font partie de l’univers des jeunes. Mais il est important que les parents mettent des limites claires à leurs enfants, tout en utilisant leur bon sens. S’ils ont l’impression que leur enfant joue trop, ils peuvent le dire. Ce n’est pas parce qu’ils ne comprennent pas le monde dans lequel leur enfant évolue que les parents ne peuvent pas fixer des limites. D’autre part, ce n’est pas parce que votre enfant ne veut pas venir manger, un midi ou un soir, qu’on peut automatiquement conclure qu’il est accro aux jeux vidéo".