Plus de 715.000 crabes chinois capturés dans un piège en Flandre

La Société flamande pour l’environnement entame la construction d’un second piège à crabes chinois sur le cours d'eau à Wichelen, en Flandre orientale. Le premier piège, installé à Grobbendonk sur la Petite Nèthe, a en effet déjà permis de capturer 715.000 crabes poilus cette année. Il s’agit d’une espèce de crabes fouisseurs importée qui cause de gros dégâts aux plantes et animaux dans nos eaux, parce qu’elle mange tout ce qui se trouve sur le fond.

"L’entrepreneur commence ce lundi les travaux de béton au canal Kalkenvaart à Wichelen, afin de construire un second piège à crabes chinois", indique Katrien Smet de la Société flamande pour l’environnement. "Pourquoi à Wichelen ? Parce qu’on y trouve énormément de crabes poilus. En fait ces crabes sont signalés dans toute la Flandre, mais il n’est malheureusement pas possible de placer des pièges partout".

Ce piège a la forme d’une boite-aux-lettres, avec une fente étroite sur le dessus, et s’étend sur toute la largeur du lit du canal (photo). Les crabes peuvent ainsi entrer dans le piège par la fente, mais ne parviennent plus à en ressortir. Ils cherchent alors une sortie. Elle a la forme d’un tuyau le long duquel ils grimpent pour tomber dans un bac collecteur sur la rive.

Détruire ou donner à manger aux poissons ?

"Dans notre piège à Grobbendonk, en province anversoise, nous avons déjà capturé 715.000 crabes chinois depuis le début de cette année. Ce qui prouve que ce piège fonctionne bien", précise Katrien Smet de la Société flamande pour l’environnement. "Les crabes sont d’abord étourdis. Ensuite pour les broyons et nous les amenons à Rendac, parce qu’ils ne nous sont plus d’aucune utilité ici".

Rendac est l’entreprise qui réalise, à la demande des autorités, la collecte et transformation ou la destruction de déchets et cadavres animaux. "Entretemps, il s’agit d’une très grosse quantité de crabes et nous sommes en train de voir si nous ne pourrions trouver une autre façon de nous en débarrasser. Nous pensons à faire de ces crabes de la nourriture pour poissons", précise Katrien Smet.

"Nous avons aussi été contactés par une firme qui voudrait les exporter à nouveau vers la Chine. En tant que gouvernement flamand, nous ne pouvons envisager cette piste pour l’instant. Mais nous allons la reconsidérer".

AP1995