Geert Bourgeois

La N-VA reste dans le groupe eurosceptique CRE au Parlement européen

Le conseil du parti nationaliste flamand a décidé mardi soir de rester les cinq prochaines années dans le groupe eurosceptique des Conservateurs et réformistes européens (CRE) au Parlement européen. Jusqu’au dernier moment, il n’était pas clair pour quel groupe la N-VA allait finalement opter, d’autant plus que quelques partis controversés en font partie.

Le doute planait jusqu'à la dernière minute quant au groupe que choisiraient les trois eurodéputés N-VA élus le 26 mai dernier, à savoir Geert Bourgeois, Assita Kanko et Johan Van Overtveldt. Il s'agit finalement des Conservateurs et réformistes européens (CRE), portés par le Parti conservateur britannique et le parti polonais Droit et Justice (PiS).

La N-VA a obtenu trois sièges au Parlement européen. Le ministre-président flamand sortant Geert Bourgeois, l’ancienne conseillère communale Assita Kanko et l’ex-ministre fédéral des Finances Johan Van Overtveldt feront désormais la navette entre Bruxelles et Strasbourg. Lors de la précédente législature, le parti avait encore quatre représentants dans l'hémicycle européen.

"Sans groupe, vous êtes comme un eunuque dans l'hémicycle"

Ce mercredi, Geert Bourgeois défendait sur Radio 1 (VRT) le choix de son parti de rester au sein du groupe des Conservateurs et Réformistes (ECR). "Sans groupe politique, vous n'avez aucun pouvoir et vous êtes comme un eunuque au parlement". Dans le groupe CRE, les nationalistes flamands côtoieront notamment les conservateurs polonais du parti Droit et Justice (PiS), le Forum voor Democratie du Néerlandais Thierry Baudet, les Italiens de Fratelli d'Italia, mais aussi la formation d'extrême droite espagnole, ouvertement opposée au nationalisme catalan, Vox.

S'il reconnait des divergences de vues avec certains partis, Geert Bourgeois insiste sur la grande liberté dont disposera la N-VA dans ses positionnements et ses votes. "Dans chaque groupe, il y a des différences sur certains points. Il n'y en a pas un seul constitué uniquement de bons amis", estime-t-il.

Ne siéger dans aucun groupe n'a jamais été une option, a précisé le ministre-président sortant. Geert Bouregois a cependant reconnu que le maintien de son parti dans le CRE était un plan B. Pendant plusieurs semaines, il a en effet négocié, sans succès, pour tenter de mettre un nouveau groupe sur pied. Au Parlement européen, un minimum de 25 députés, issus de 7 Etats membres, est nécessaire pour former un groupe politique.

Mark Demesmaeker nommé sénateur coopté

L’ancien journaliste et député européen (depuis février 2013) Mark Demesmaeker a été nommé mardi soir sénateur coopté par le conseil du parti nationaliste flamand. Lors des élections du 26 mai dernier, il s'est classé quatrième sur la liste N-VA mais n'a pas été réélu.

"Je suis très reconnaissant au parti de me permettre de continuer mon travail politique à l'échelle nationale, même si l'environnement est très différent", a déclaré l'intéressé. "Je continue à travailler avec mon parti pour obtenir définitivement l'abolition du Sénat. Cela ne m'empêchera cependant pas de voter pour les causes qui me tiennent à cœur: une vraie politique flamande et vraie politique verte."

Mark Demesmaeker est actif depuis 2004 dans la politique nationale. Il a été élu au parlement flamand d’abord, un mandat qu'il a exercé durant près de 10 ans. Il est également devenu échevin à Hal en 2006. En 2013, il a succédé à Frieda Brepoels en tant qu'eurodéputé. Six partis néerlandophones peuvent désigner chacun un sénateur coopté. Demesmaeker est donc l'un d'eux.

Au premier plan on reconnait, de g. à dr., Marc Demesmaeker, Assita Kanko et Geert Bourgeois Jonas Roosens

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