Wouter Van Besien pas tendre pour la campagne électorale de Groen

Le chef de file anversois des écologistes flamand Wouter Van Besien, qui n’a pas été réélu lors des dernières élections, lance un pavé dans la marre. Il a adressé une note interne à son parti dans laquelle il n’est pas tendre avec la manière dont Groen a mené sa campagne électorale. L’information est révélée par le quotidien De Standaard, ce jeudi.

Wouter Van Besien qui poussait la liste à Anvers a récolté un peu plus de 8.200 voix mais n’a pas été réélu au Parlement flamand. Même si le parti écologistes flamand a connu une progression lors du dernier scrutin ce n’est pas la poussée espérée.

D’après Wouter Van Besien, Groen a perdu la plupart de ses électeurs potentiels surtout au cours du dernier mois avant le scrutin. Il estime que son parti n’a pas accordé suffisamment d’attention aux gens de gauche aux personnes disposant de moins de moyens.

"Une redevance kilométrique, une taxe sur le kérosène, un stop au béton, une taxe (supposée) sur la viande, et même une taxe sur le patrimoine cela fini par toucher l’imaginaire du citoyen ordinaire".

Selon lui, Groen n’a pas fourni assez d’explications concrètes et crédibles sur les compensations pour par exemple l’abolition de la voiture de société.

Cela a également perturbé Wouter Van Besien, car plus tôt dans la campagne électorale, le parti avait pourtant lancé un plan climatique détaillé et chiffré.

"Nous avons commencé à avoir des problèmes quand nous n'avons plus été assez concrets lorsque nous avons commencé à tergiverser", dit-il.

"Mon évaluation est que nous avons clairement perdu des électeurs au cours du dernier mois avant le scrutin", écrit encore Van Besien. "Du côté social, à gauche, nous avons été durement pénalisés. Nous n'avons pas assez écouté les préoccupations des gens qui ont moins de moyens", écrit encore Wouter Van Besien.

Selon lui, Groen doit choisir entre deux profils : "un parti pour le climat" ou "un large parti progressiste, avec un programme de gauche actuel". "Ce n'est pas à nous de culpabiliser les propriétaires des voitures de société", ajoute-t-il.

Au début de la campagne, Groen a présenté un plan climatique très détaillé et chiffré, ce qui a rendu le parti vulnérable. Mais Wouter Van Besien défend ce choix. "Les Verts sont encore trop facilement dépeints comme des doux rêveurs, comme de mauvais gestionnaires, des politiciens avec de bonnes idées mais pas assez concrètes. Nous avons commencé à avoir des problèmes lorsque nous avons commencé à tergiverser". 

Dans une réaction Groen se borne à déclarer qu’il s’agit d’une note interne