AFP or licensors

Le nom de Charles Michel cité pour la présidence du Conseil européen

Le nom du Premier ministre démissionnaire belge Charles Michel a une nouvelle fois circulé jeudi dans la bulle européenne comme celui d'un potentiel successeur au Polonais Donald Tusk à la présidence du Conseil européen. "Il circule beaucoup de spéculations. Mais je constate une grande sérénité", indiquait Charles Michel ce vendredi matin à VRT NWS.

D'après le site d'informations Politico, Donald Tusk aurait même évoqué le nom de Charles Michel auprès des chefs d'Etat et de gouvernement siégeant au Conseil pour connaître leurs impressions à ce sujet. Les leaders européens étaient réunis jeudi depuis 15h pour un sommet au cours duquel ils doivent se pencher sur les nominations aux hautes fonctions européennes.

Outre la présidence de la Commission et du Conseil, il y a aussi en jeu la direction de la Banque centrale européenne et le poste de Haut représentant de l'UE aux Affaires étrangères.

Au sein de la famille libérale, à laquelle appartient Charles Michel, on prétend avant tout jouer la carte de la Danoise Margrethe Vestager. "Elle a une bonne chance de décrocher la présidence de la Commission", y affirme-t-on. Dans l'entourage de Charles Michel, on rappelait que le Premier ministre n'était absolument pas candidat à une fonction européenne, comme il a déjà eu l'occasion de le dire. Les "rumeurs" citant son nom ne sont donc "pas réalistes", déclarait-on.

"Ce qui compte pour moi c’est de jouer un rôle politique en Belgique"

Charles Michel (photo archives) a insisté vendredi sur le rôle qu'il joue actuellement dans les négociations politiques en Belgique, en tant que président du MR. Il expliquait aussi que les chefs d’Etat et de gouvernement ont estimé jeudi qu’il leur fallait davantage de temps pour se fixer sur les différentes successions, de façon sereine.

Les dirigeants européens ont convenu de se revoir le dimanche 30 juin prochain, dans l'espoir de dégager le nom d'un candidat qui agrée aussi le Parlement européen, alors qu'aucun des "Spitzenkandidaten" ne réunit jusqu'à présent une majorité parlementaire. Cité parmi les candidats possibles à la succession de Donald Tusk, Charles Michel a relativisé. "Beaucoup de noms sont cités, il y a beaucoup de spéculations", a-t-il dit à son arrivée à la seconde journée du Sommet de Bruxelles. "On a encore besoin d'un peu de temps pour mener un dialogue intense avec le Parlement européen".

Dans la discussion sur les hautes fonctions européennes, Michel joue le rôle de sherpa de la famille libérale (Renew Europe) avec le Premier ministre néerlandais Mark Rutte pour défricher le terrain avec les familles conservatrice (PPE) et socialiste (S&D) au Conseil. Mais "il est clair que je suis engagé dans les négociations en Belgique", a rappelé celui qui est aussi le président du MR.

"Ce qui compte pour moi est de jouer un rôle politique en Belgique. Et au niveau européen, il est possible de jouer un rôle important depuis la Belgique, ce que j'essaie de faire en tant que Premier ministre". A ses yeux, il est prématuré de dire que la fonction de président du Conseil devrait revenir aux libéraux. "Ce qui compte, c'est le projet et l'équipe pour le mettre en œuvre".