Trois associations attaquent le plan anversois de qualité de l’air

Le tribunal de première instance de Bruxelles a débuté jeudi l'examen de l'action introduite par trois associations de défense de l'environnement contre les plans du gouvernement flamand pour améliorer la qualité de l'air à Anvers. Ademloos, stRaten-generaal et Greenpeace dénoncent que ceux-ci n'apportent que des solutions insuffisantes, voire inexistantes, alors que les valeurs limites européennes en termes de pollution atmosphérique sont constamment dépassées à Anvers.

Depuis 2008, l'Union européenne impose aux États membres de mesurer la pollution atmosphérique de manière standardisée et de prendre les mesures nécessaires pour améliorer la qualité de l'air. "Non seulement ces lignes directrices ont été transposées bien trop tard dans la législation flamande, mais en plus la Flandre ne respecte pas les normes européennes de qualité de l'air depuis des années", dénoncent les associations de défense de l'environnement.

L'agglomération anversoise afficherait des "dépassements des valeurs limites annuelles du dioxyde d'azote (NO2) depuis des années". En outre, ces mesures sous-estiment la réalité du problème, selon les organisations, car elles ne sont pas effectuées aux bons endroits.

Le gouvernement flamand a adopté un plan de restauration de l'air de l'agglomération d'Anvers, ainsi qu'un plan de gestion 2030, mais tous deux sont totalement insatisfaisants, estiment les trois associations. Elles pointent du doigt un horizon trop éloigné (2030) pour atteindre les objectifs fixés. Et même en 2030, "les valeurs limites annuelles aux entrées des tunnels et dans certaines rues seront encore dépassées".

Les organismes déplorent également le manque d'initiatives "pour réduire drastiquement les concentrations de NO2". Les organisations environnementales exigent que le gouvernement flamand soit contraint de réaliser des mesures correctes de la qualité de l'air à Anvers et de promulguer les mesures adéquates pour remédier aux valeurs trop élevées en NO2 d'ici le 1er janvier 2020.

Le gouvernement flamand assure au contraire que les mesures sont effectuées en conformité avec la législation européenne et qu'il atteint tous les objectifs européens. Les débats se poursuivront le vendredi 28 juin.