Les universités flamandes veulent plus de femmes dans les hautes fonctions académiques

Les cinq universités du nord du pays ont signé une nouvelle charte "Gender" en vue d’équilibrer plus rapidement le nombre d’hommes et de femmes au sein de leur personnel. Au rythme actuel, l’objectif ne serait atteint qu’en 2050.

La dernière charte date de 2013. L’objectif reste toutefois le même : avoir autant d’hommes que de femmes parmi les membres du personnel, et assurer une hausse du nombre de femmes aux hautes fonctions académiques.

"Nous avons déjà bien progressé ces dernières années", commente Herman Van Goethem, président du Conseil interuniversitaire flamand, et recteur de l’Université d’Anvers. "Mais si nous continuons à ce rythme-là, il faudra attendre 2050 avant qu’il ne soit question d’un équilibre des genres au sein du personnel académique des universités flamandes. C’est trop long", ajoute-t-il.

Actuellement, le nombre de femmes qui occupe des postes-clés demeure très faible. "Il y a certainement suffisamment de femmes talentueuses qui entament un doctorat. Mais par la suite, elles sont trop peu nombreuses à atteindre les fonctions académiques plus élevées", constate Herman Van Goethem.

Pour remédier à cette situation, la charte propose un plan d’action. Les universités devront par exemple systématiquement contrôler l’évolution de l’équilibre hommes-femmes, ou encore assurer une responsabilité partagée au sein des conseils et les commissions.