150 policiers contraints à visiter la caserne Dossin à Malines

La direction de la police a décidé d'envoyer 150 agents suivre une formation à la caserne Dossin, à Malines (province anversoise), à la suite d'une plainte d’un policier pour racisme. Le signalement émanant d'un agent de la police de la route Reyers à Bruxelles visait son supérieur hiérarchique et au moins un autre collègue.

La plainte a été classée faute de preuve, tandis que le plaignant a été muté. L'incident a cependant été pris au sérieux par le sommet de la police fédérale, qui a demandé à la brigade de Reyers d'élaborer un plan d'actions.

Celui-ci prévoyait notamment une visite à la caserne Dossin, centre de transit pour la déportation de plus de 25.000 Juifs de Belgique vers des camps de concentration. Cette caserne est aujourd’hui un centre de documentation sur l’Holocauste.

L'endroit a récemment été évoqué dans l'actualité politico-judiciaire. Le juge d'instruction qui a inculpé le jeune député d'extrême droite Dries Van Langenhove pour violations des lois sur le racisme, les armes et le négationnisme, a fixé une visite au centre parmi les conditions de son maintien en liberté.

D’après la porte-parole de la police fédérale, Sarah Frederickx, la visite à la caserne Dossin imposée aux 150 agents ne signifie pas du tout qu’ils ont tous des sympathies avec l’extrême-droite. "Ils ne sont pas punis par cette visite. Il s’agit d’une mesure interne dans la lignée de notre plan d’action sur la diversité. Depuis des années, nous avons aussi une formation à la caserne, destinée spécifiquement aux agents de police. L’intégrité est importante au début de leur carrière mais aussi au cours de leur parcours professionnel".