Chargement lecteur vidéo ...

Liesbeth Homans (N-VA) a prêté serment en tant que première ministre présidente flamande

Liesbeth Homans (N-VA) a prêté serment, mardi matin, en tant que nouvelle ministre-présidente flamande. C'est la première fois qu'une femme occupe ce poste. Elle y succède à Geert Bourgeois, élu au Parlement européen.
 

Lors de la prestation de serment, à laquelle assistait également le Premier ministre Charles Michel (MR), le Roi a pris des nouvelles de la santé de Mme Homans, hospitalisée en fin de semaine dernière à la suite de douleurs à la poitrine.

Amie d'université de Bart De Wever, historienne comme lui, Liesbeth Homans, 46 ans, a été élue parlementaire flamande pour la première fois en 2009.

En 2012, elle devient présidente du CPAS d'Anvers avant, deux ans plus tard, d'être nommée ministre régionale des Affaires intérieures. Tête de liste en 2014, elle avait obtenu quelque 163.000 voix de préférence. Le 26 mai dernier, elle n'en a plus récolté de 40.000.
 

Un proche de Bart De Wever

Liesbeth Homans a fait ses premiers pas en politique en tant que membre du cabinet du ministre flamand Johan Sauwens (Volskunie). Lorsqu'il a dû démissionner (après l'incident de sa présence à une réunion du Fonds Saint-Martin), elle a commencé à travailler pour le successeur de Sauwens, Paul Van Grembergen (Volksunie).

Après les élections flamandes de 2004 - et la grande victoire du cartel CD&V-N-VA – Liesbeth Homans est devenue la collaboratrice parlementaire de Bart De Wever. Entre-temps, elle a également été élue au conseil provincial d'Anvers.

A partir de 2009, les choses vont aller vite pour la politicienne de Wilrijk. Elle est rapidement devenue incontournable, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du parti.

Lors des élections régionales, elle occupe la deuxième place après Bart De Wever et a été élue au Parlement flamand. Dans cet hémicycle, elle a laissé sa marque sur des questions telles que le logement et l'énergie.

Entre juillet 2010 et la fin de 2012, Liesbeth Homans a également siégé au Sénat à titre de sénateur communautaire. Elle y a également été la cheffe de groupe pendant un certain temps, en particulier jusqu'après les élections communales de 2012. Ces élections ont marqué un tournant important tant pour la N-VA que pour Liesbeth Homans elle-même. La N-VA s'enracine localement dans toute la Flandre et conquiert l’écharpe mayorale d'Anvers.

En plus de la présidence du CPAS, Liesbeth Homans obtient un échevinat important : Affaires sociales, Logement, Travaux, Diversité, Intégration civique.
Lors des élections de 2014, Liesbeth Homans, en tant que tête de liste d'Anvers, a obtenu un score personnel de 163.500 de voix de préférences.

A l'époque son nom avait déjà été mentionné comme ministre présidente mais pendant les négociations gouvernementales, c'est l'"ancien" Geert Bourgeois qui obtiendra le poste.

Liesbeth Homans est devient vice-ministre-présidente et ministre de l'administration intérieure, de l'intégration, du logement, de l'égalité des chances et de la réduction de la pauvreté. Dans cette première compétence, elle a notamment réduit l’importance des provinces. Les pouvoirs ont été limités et les conseils provinciaux allégés.

En ce qui concerne le département de l’intégration, 170 emplois seront perdus en raison des diminutions des demandeurs d'asile, mais, dans le même temps, les files d'attente pour les cours d'intégration se sont allongées. Selon Liesbeth Homans, cela résulte en grande partie d'une différence entre l'offre et la demande, notamment en ce qui concerne la langue dans laquelle les cours sont dispensés.

Pendant la législature, Liesbeth Homans a investi plus de 3 milliards d'euros dans de nouveaux logements sociaux, mais cela n'a pas empêché les listes d'attente de s'allonger. Fin de 2017, il y avait 15 000 personnes de plus sur la liste d'attente pour un logement social qu'au début de la législature.

Son intention, au début de la législature, de réduire de moitié la pauvreté des enfants a continué de la hanter pendant cinq ans. Après tout, il est vite devenu évident que la pauvreté augmentait plutôt que de diminuer. La ministre a estimé que "l’afflux des réfugiés était 'une des causes de cette augmentation".