ROBIN UTRECHT

Des cartouches de gaz hilarant retrouvées dans la voiture accidentée dans laquelle 5 jeunes ont péri

Les enquêteurs ont trouvé des cartouches de gaz hilarant dans la voiture qui a foncé à vive allure dans la façade d’un café à Kortessem (Limbourg), samedi à l’aube. L’accident a coûté la vie à cinq jeunes âgés de 18 à 22 ans.

L’inhalation de gaz hilarant provoque une légère euphorie. En Belgique, les cartouches en question sont en vente libre. Leur consommation n’est toutefois pas sans risque. A l’heure actuelle, le parquet de Limbourg n’a pas encore pu établir si les jeunes qui se trouvaient à bord de la voiture accidentée en avait pris.

Cinq personnes ont trouvé la mort dans ce tragique accident. Trois d’entre elles, deux hommes et une femme de 19, 20 et 18 ans, sont belges. Parmi elles figure Mo Nitcheu, un jeune footballeur espoir de 19 ans évoluant actuellement à Saint-Trond.  

Les deux autres victimes sont un Néerlandais de 22 ans ainsi qu'un Portugais résidant aux Pays-Bas depuis 20 ans.

Succès croissant du gaz hilarant

Cela fait un certain temps que la police limbourgeoise lutte contre le succès du gaz hilarant auprès des jeunes. "Nous faisons campagne pour freiner l’utilisation de ce produit mais le problème est tenace", explique le porte-parole Dorien Baens. "Face à une consommation abusive nous pouvons donner une amende allant jusqu’à 350 euro", précise-t-il.

Le gaz hilarant contenu dans une petite bouteille de gaz est pulvérisé dans un ballon. Le consommateur inhale alors le gaz depuis le ballon et retient sa respiration, ou inspire et expire à plusieurs reprises. Le produit atteint alors le cerveau par voie sanguine, avec pour effet une courte euphorie, menant souvent à des éclats de rire, voire parfois des hallucinations.

Les risques

L’utilisation du gaz hilarant n’est pas sans risque. Le produit peut provoquer un manque d’oxygène dans le cerveau, ce qui peut engendrer des maux de tête ou encore un évanouissement. Il existe également un risque d’étouffement, notamment si l’inhalation n’est pas accompagnée d’une inspiration d’oxygène. Une consommation fréquente ou abusive peut en outre mener à la stérilité, à l’impuissance sexuelle, ou encore à des dégâts au niveau du cerveau et de l’ouïe.

Enfin, consommer du gaz hilarant alors qu’on emprunte une route est également une pratique dangereuse, l’utilisateur étant sujet à une perte de concentration.

Sophie Kip