Fête de la Communauté flamande: Homans plaide à nouveau pour le confédéralisme

Lors de son discours tenu mercredi soir à Courtrai à l’occasion du 11 juillet, la ministre-présidente flamande, Liesbeth Homans (N-VA), a plaidé pour "une poursuite de l'adaptation de la structure institutionnelle belge". Au micro de la VRT, elle a par ailleurs exigé "des garanties dures comme fer" de la part des autres partis flamands pour assurer que ces derniers ne participent pas à un gouvernement fédéral sans majorité flamande. D'après la nouvelle ministre-présidente, ce n’est que dans ces conditions qu’une nouvelle majorité flamande pourra voir le jour. 

Près de six semaines après les élections fédérales et régionales, le nouveau gouvernement flamand se fait toujours attendre. L’informateur et leader de la N-VA, Bart De Wever, tient les rênes, mais les négociations semblent faire du surplace.

"Nous ne désirons pas, en Flandre, prendre la responsabilité de s’embarquer avec des partenaires si ces derniers ne veulent pas nous garantir qu’ils ne s’engageront pas dans un gouvernement fédéral sans majorité flamande", a indiqué Liesbeth Homans. Les partenaires en question sont prioritairement l’Open VLD et le CD&V. Pour qu’une majorité flamande soit établie au niveau fédéral, la N-VA est de facto incontournable.

Pour le moment, les libéraux et les chrétiens-démocrates flamands n’ont pas accordé cette garantie. La formation d’une nouvelle majorité en Flandre ne semble dès lors pas être pour demain. "Nous avons toutefois un gouvernement en affaires courantes", rassure Liesbeth Homans. "Je suis principalement prête à aboutir à des gouvernements, aussi bien fédéral que flamand, dans lesquels les intérêts des Flamands ne sont pas placés derrière ceux des Wallons", a-t-elle ajouté.

Tout scinder, ou presque

A l’occasion de la Fête de la Communauté flamande, et comme le veut la tradition, Liesbeth Homans a tenu un discours à Courtrai. Lors de la cérémonie, elle a notamment déclaré qu’une "poursuite de l'adaptation de notre structure institutionnelle n'est pas seulement souhaitable, mais simplement nécessaire".

"Cela nécessite une réforme par laquelle les Flamands et les Francophones établissent ce sur quoi ils veulent encore décider ensemble et ce qu'ils veulent encore gérer ensemble. Tout le reste doit être scindé, de manière à ce que les Flamands et les Francophones puissent faire leurs propres choix politiques", a-t-elle ajouté.

La ministre-présidente, récemment nommée à ce poste pour une durée provisoire, a aussi évoqué l'intégration des personnes d'origine étrangère en Flandre qui doit passer, selon elle, par l'obligation de "reconnaître les fondements de notre société ouverte et démocratique". La connaissance du néerlandais est, dans ce cadre, incontournable. "Apprendre le néerlandais est une condition indispensable à l'intégration", a souligné la ministre, également compétente en matière d’intégration et d’égalité des chances.