Les recettes provenant des taxes sur les automobiles dépassent les 20 milliards d’euros

Pour la première fois l’année dernière, l’ensemble des taxes sur les automobiles a rapporté plus de 20 milliards d’euros. C’est ce qu’annonce la Febiac, la Fédération belge de l’automobile, l’information est publiée par le quotidien De Tijd.

Chaque année, la Febiac donne un aperçu de toutes les taxes prélevées sur les automobiles : les taxes et accises sur les carburants, sur les pièces détachées, l'assurance automobile, les réparations, la taxe de mise en circulation, la taxe annuelle, les amendes routières, etc.

En 2010, Febiac atteignait un total de près de 16 milliards d'euros, et en 2018, c’était 20,7 milliards d'euros.

Le montant principal provient des accisses sur les carburants (plus de 6 milliards) et ensuite la TVA sur la vente de pièces détachées et les accessoires (près dde 5 milliards). Vient ensuite la TVA sur les carburants (2,6 milliards). Enfin la taxe de mise en circulation (1,7 milliard) et la TVA sur la vente de voitures neuves (près de 1,6 milliard) apportent également beaucoup au Trésor public.

Dans les années 2013, 2014 et 2015, les recettes totales provenant des taxes sur les automobiles se sont maintenues autour de 17 milliards d'euros. Depuis lors, environ un milliard de plus a été ajouté chaque année.

Selon la Febiac, cela s'explique en partie par l'augmentation des droits d'accises et le passage des voiture au diesel aux voitures à essence. Ces voitures consomment plus et paient donc plus de droits d'accises et de TVA. Et si vous conduisez encore une voiture au diesel, vous paierez plus de droits d'accise qu'auparavant.

En outre, depuis 2016, le gouvernement dispose d'une nouvelle source de revenus : la redevance kilométrique pour les camions. L'an dernier, cette redevance a permis de lever plus de 700 millions d'euros. C'est beaucoup plus que l'ancienne Eurovignette. Il y a aussi des sources de revenus qui ont diminué.

La contribution de solidarité sur les véhicules utilitaires avait rapporté 260 millions d'euros en 2010, contre 220 millions d'euros au cours des trois dernières années. Cette contribution, qui est payée par l'employeur si le salarié est également autorisé à utiliser sa voiture de société à des fins privées, dépend des émissions de CO2. Au fur et à mesure que les voitures deviennent plus propres, les recettes provenant de cette taxe sont également réduites.

La Febiac plaide pour une augmentation des investissements

"Il est clair que l'automobiliste rapporte beaucoup d'argent au trésor public", déclare Michel Martens de la Febiac. "Mais l’automobiliste est en droit d’attendre quelque chose en retour. Des investissements dans de bonnes routes, par exemple, pour une circulation plus fluide. Mais aussi offrir des alternatives pour réduire les embouteillages, comme des infrastructures cyclables et des parkings de dissuasion pour passer aux transports publics en périphérie de la ville".