Eclaboussé par un soupçon de fraude, Kris Van Dijck s'est vu contraint de démissionner de son poste de président du Parlement flamand le 11 juillet dernier.

Pour Geert Bourgeois (N-VA), l’affaire Van Dijck a été douloureuse mais n’aura pas de répercussions

Interrogé ce mardi sur les ondes de Radio 1 (VRT), l’ancien ministre-président flamand, Geert Bourgeois (N-VA), est revenu sur l’affaire qui a secoué la Flandre le 11 juillet dernier. A peine nommé, le président du Parlement flamand, Kris Van Dijck (N-VA), s’est vu éclaboussé par un soupçon de fraude, et s’est vu contraint de démissionner. "Ça a été douloureux, mais il n’y aura pas de répercussions pour l’avenir", a notamment commenté Geert Bourgeois.

Le 11 juillet dernier, alors que le nouveau président du Parlement flamand, Kris Van Dijck, tenait un discours à l’occasion de la Fête de la Communauté flamande, le média P-Magazine diffusait un article citant le nom du représentant N-VA dans une affaire de fraude. Soupçonné d’avoir sollicité l’ex-ministre fédéral de l’Emploi dans un dossier de faillite douteuse impliquant une prostituée, Kris Van Dijck s’est vu contraint de démissionner quelques heures plus tard.

Je n’y étais pas physiquement, mais j’ai eu physiquement tout aussi mal que les autres membres de la N-VA.

Geert Bourgeois, eurodéputé N-VA

"J’ai suivi la situation de loin, car j’étais au Parlement européen à ce moment-là", explique le nouvel eurodéputé Geert Bourgeois au micro de Radio 1. "Je n’y étais pas physiquement, mais j’ai eu physiquement tout aussi mal que les autres membres de la N-VA", a-t-il ajouté. "C’était un mauvais jour pour le parti".

"Cela ne change toutefois rien à notre combativité", a poursuivi Geert Bourgeois. "Nous sommes un parti solide, et allons garder le cap. Au niveau personnel, c’est un drame pour Kris Van Dijck et pour la N-VA".

Au lendemain du scandale, d’aucuns ont affirmé que les responsables du parti nationaliste flamand étaient sans doute partiellement au courant de l’affaire. "En ce qui me concerne je ne savais rien, et je pense que c’est également le cas des leaders du parti", assure Geert Bourgeois. "Si certaines personnes étaient au courant, il aurait été très imprudent de leur part de désigner Kris pour présider le Parlement", ajoute-t-il. "Je ne m’attendais pas du tout à ce qu’un excellent parlementaire, estimé par ses amis et par ses ennemis, ne pose problème. C’était une surprise absolue".

Pour l’ancien ministre-président flamand, la page doit désormais être tournée. "Des blessures vont devoir cicatriser. Mais cela n’aura pas de répercussions pour l’avenir", conclut-il.

Après avoir été ministre-président flamand, Geert Bourgeois siège désormais au Parlement européen.