Formation des gouvernements flamand et fédéral, le Voka commence à s’impatienter

L'organisation patronale flamande Voka a appelé mercredi les partis flamands à avancer dans les pourparlers pour la formation des gouvernements flamand et fédéral.

"Nos entrepreneurs flamands commencent à s'inquiéter et à s'impatienter", affirme le patron du Voka, Hans Maertens, dans une opinion publiée dans De Tijd.

Il appelle la N-VA à ouvrir des discussions avec le PS. Début juillet, le formateur du gouvernement flamand, le président de la N-VA Bart De Wever, a suspendu les pourparlers dans l'attente de développements au niveau fédéral, tandis que la formation gouvernementale aboutit à Bruxelles et progresse en Wallonie.

La N-VA a lancé des appels ces derniers temps pour parler avec le PS, mais ce dernier refuse, notamment parce que les nationalistes flamands continuent à vouloir parler avant tout de confédéralisme.

Et Hans Maertens de se lancer dans une métaphore cycliste. "Dans la formation des gouvernements, les partis francophones, PS en tête, sont dans un fauteuil. Ils misent sur les étapes de sprint et pédalent tranquillement au milieu du peloton en vue du final. Les partis flamands, eux, se regardent et ménagent leurs efforts. Ils feraient mieux de se mettre tout doucement à attaquer et à prendre la course en main".

Le Voka insiste sur l'urgence pour la Flandre de lancer des réformes économiques et des investissements, notamment pour répondre aux problèmes d'embouteillages routiers ainsi qu'aux défis climatiques et dans l'enseignement.

Pour le Fédéral, le Voka s'inquiète des accents contenus dans certains programmes politiques au sud du pays et encourage les partis flamands à y offrir une réponse, "de sorte que nous n'héritions pas d'une politique fédérale en butte aux défis de la Flandre".