L'attitude des négociateurs Open VLD à Bruxelles provoque des tensions au sein des libéraux flamands

"Il y a clairement des tensions au sein de l'Open VLD", a admis jeudi sur les antennes de la VRT le nouveau ministre bruxellois Sven Gatz (Open VLD). En cause : le fait que le parti frère francophone le MR ne fasse pas partie du nouveau gouvernement bruxellois.

Après avoir prêté serment ce jeudi en tant que ministre bruxellois, Sven Gatz (Open Vld) reste aussi ministre du gouvernement flamand mais compétent uniquement pour les affaires bruxelloises. Ses autres pouvoirs, Médias, Culture et Jeunesse, vont à sa collègue de parti, Lydia Peeters, qui devient également vice-ministre-présidente du gouvernement flamand.

Un petit rappel des faits n’est peut-être pas inutile. Mardi, la présidente de l’Open VLD, Gwendolyn Rutten, s'est rendue à Bruxelles pour faire tout son possible pour impliquer le MR dans la formation d'un gouvernement. Mais en même temps, les négociateurs de Bruxelles, Guy Vanhengel et Sven Gatz, n’ont rien fait pour retarder les négociations. En conséquence, le MR a été définitivement écarté et il y a eu beaucoup de ressentiment au sein de la direction de l'Open VLD.

"Il y a clairement des tensions entre les instances nationales de l'Open VLD et sa composante bruxelloise, a admis jeudi dans "De ochtend" le nouveau ministre bruxellois Sven Gatz. Ce dernier assure que l'accord du nouveau gouvernement contient bien des accents libéraux, contrairement à ce qu'affirment certains détracteurs.

Il ajoute qu'à cinq reprises, il a été demandé à pouvoir négocier avec le MR autour de la table, comme le demandait la présidente des libéraux flamands Gwendolyn Rutten. Mais à un certain moment, quand vous êtes négociateur, il faut pouvoir continuer la négociation, a précisé Sven Gatz.

En tant que négociateurs bruxellois, nous avons estimé à un certain moment que "nous avions un projet positif, un bon accord de coalition. Et que nous devions poursuivre les négociations, faute de quoi nous serions tenus à l'écart.

Et c'est ce qui s'est passé. Nous devions choisir objectivement entre deux choses : le plus grand intérêt pour le parti ou ce qui était le mieux pour la ville. Vous ne choisissez pas pour vous-même ou pour avoir un poste, mais pour un projet."

Mais Sven Gatz reconnaît qu’il y a des tensions entre lui et Gwendolyn Rutten. C'est toujours mieux de s'entendre plutôt que d’avoir des tensions. Mais cela finira bien par s’arranger. Je fais de la politique depuis longtemps, j'ai eu des succès et des défaites. Et puis tout est très relatif. Dans mon cas, la porte est toujours ouverte."