Nicolas Maeterlinck

Face à la sécheresse, la Flandre déclenche la phase d’alerte

La commission "sécheresse" flamande a déclenché jeudi le code orange (phase d'alerte) à cause de la sécheresse qui sévit au nord du pays. Elle demande aux gouverneurs des provinces d'instaurer une interdiction de captation pour tous les cours d'eau vulnérables écologiquement.

La commission souligne le manque de précipitations des dernières semaines et l'absence ou l'insuffisance de pluie annoncée prochainement. En conséquence, les réserves, déjà bien mises à l'épreuve lors de la sécheresse de 2018, n'ont pas eu l'occasion de se remplir suffisamment pendant l'hiver et le printemps.

Les niveaux et débits des cours d'eau au nord du pays sont en baisse et plusieurs risquent de s'assécher. Sur différents cours d'eau tels que l'Yser, la Lys, l'Escaut supérieur et la Dendre, la commission a noté "de nouveaux minima pour l'époque de l'année".

"Sur tous les cours d'eau non navigables, les niveaux baissent et de très faibles niveaux sont mesurés en de nombreux endroits", poursuit-elle. "Sur plus de la moitié des sites mesurés, le niveau actuel des eaux souterraines est bas, voire très bas. Il est, de plus, en baisse quasiment partout."

C'est pourquoi le code orange a été déclenché pour toute la Région. Les gouverneurs des provinces flamandes sont priés d'instaurer une interdiction de captation sur tous les cours d'eau vulnérables d'un point de vue écologique, soit hébergeant des habitats, de la végétation ou des espèces protégés. Des exceptions sont possibles, par exemple sur les tronçons où le niveau de l'eau n'est pas problématique.

Selon la commission, l'approvisionnement en eau potable n'est pas menacé. Elle réitère toutefois sa demande d'utiliser avec "précaution" tous types d'eau.
En réaction au déclenchement du code orange, la société flamande d'épuration des eaux Aquafin propose d'utiliser ses eaux usées épurées, qui peuvent notamment servir aux agriculteurs ou aux autorités publiques. Elle avait déjà émis une telle proposition lors des périodes de sécheresse en 2017 et 2018.

Au sud du pays, la cellule sécheresse du Centre régional de crise de Wallonie s'était réunie la semaine dernière et n'avait pris aucune mesure particulière, la situation étant considérée comme "normale" pour la saison. Seule la pratique du kayak était touchée par la sécheresse. La distribution publique de l'eau, la navigation et les débits des cours d'eau n'étaient pas affectés. La cellule se réunira à nouveau le 25 juillet.