Les bourgmestres de Rhode-Saint-Genèse et Drogenbos ont aussi prêté serment

Pierre Rolin et Alexis Calmeyn, les bourgmestres de Rhode-Saint-Genèse (photo) et de Drogenbos (deux des six communes du Brabant flamand où les habitants francophones bénéficient de facilités linguistiques), ont prêté serment lundi. Il s’agit de l’exécution de l'arrêt du Conseil d'Etat de début juillet qui a cassé la décision de l'ex-ministre flamande des Affaires intérieures, Liesbeth Homans (N-VA), de ne pas nommer quatre maïeurs des communes à facilités de la périphérie bruxelloise.

Ils l'ont fait devant le gouverneur de la province de Brabant flamand, Lodewijk De Witte, à Louvain. Pierre Rolin dirige la liste francophone IC-GB (Intérêts communaux - Gemeentebelangen), qui avait obtenu 18 sièges et la majorité absolue face aux sept élus de l'opposition flamande d'Engagement 1640, lors du scrutin communal du 14 octobre dernier. Il en est à son second mandat de bourgmestre après avoir succédé en 2012 à sa sœur, Myriam Leroy-Rolin.

Alexis Calmeyn, un bilingue élu comme indépendant - avant de rejoindre le MR en début d'année - a été élu sur une liste du bourgmestre baptisée (Drogenbos Plus - LB). Il dispose d'une majorité de six sièges, contre sept aux listes à l'Union des Francophones (UF, cinq) et go1620 (deux). Il vient d'entamer son troisième mandat.

Le Conseil d'État avait annulé le 2 juillet le refus par Liesbeth Homans - alors qu'elle était encore ministre flamande des Affaires intérieures, avant de devenir ministre-présidente de la Flandre - , de nommer les bourgmestres francophones de quatre des six communes à facilités de la périphérie (Rhode-Saint-Genèse, Wezembeek-Oppem, Drogenbos et Linkebeek).

Elle leur reprochait d'avoir envoyé des convocations électorales pour le scrutin d'octobre en français aux électeurs francophones qui se sont fait enregistrer sous ce rôle linguistique afin de recevoir durant quatre ans leurs documents administratifs dans la langue de Voltaire. D’après Homans, les quatre élus avaient ainsi enfreint la législation sur l’usage des langues, et plus particulièrement la "circulaire Peeters" datant de 1997.

D’après la nouvelle loi communale, cet arrêt rendu par la chambre bilingue de la Haute instance entraînait automatiquement la nomination définitive des quatre bourgmestres. Ceux de Wezembeek-Oppem, Frédéric Petit, et de Linkebeek, Yves Ghequiere, avaient prêté serment le 8 juillet dernier.