Bonte : une participation du SP.A au gouvernement flamand serait "un risque irresponsable"

Le bourgmestre de Vilvorde, Hans Bonte (SP.A, photo archives), reste d'avis que son parti ferait mieux de siéger dans l'opposition flamande au cours de cette législature. D'après lui, sa formation politique ne pourrait être que dans une position de "cinquième roue du carrosse" au sein d'un éventuel exécutif.

Mercredi soir, une majorité des mandataires du parti socialiste flamand a accordé un mandat à son président John Crombez afin qu'il mène des discussions de fond avec le formateur flamand Bart De Wever (N-VA). "Aller écouter ne peut jamais faire de mal", a estimé ce jeudi matin le bourgmestre Hans Bonte, dans l'émission radio "De Ochtend" (VRT).

"Mais le résultat des élections est ce qu'il est. Il y a eu un vote à droite et à l'extrême droite. Le SP.A et d'autres partis ont été sanctionnés. Il revient désormais à Bart De Wever de prendre l'initiative et à ne plus paralyser la politique flamande avec de petits jeux et des stratégies politiciennes", a ajouté Bonte.

Pour le bourgmestre de Vilvorde (Brabant flamand), il est clair que son parti ferait mieux d'éviter de monter dans un exécutif au sein duquel il ne parviendrait pas à imprimer sa marque. "Je pense que nous prendrions un risque très grand et irresponsable en allant dans un gouvernement", a-t-il détaillé.

L'opposition peut de surcroît permettre à beaucoup de nouveaux élus "d'apprendre le métier" sur le terrain, estime Hans Bonte, qui insiste pour que son parti ne se fasse pas instrumentaliser dans le cadre de configurations tactiques de Bart De Wever.

A la question de savoir si le SP.A a besoin d'un nouveau président, le socialiste flamand a répondu que "quelqu'un devrait bien assumer une part de la défaite électorale" enregistrée lors du dernier scrutin, mais aussi "mettre un nouveau projet sur les rails".

Bart De Wever (à g.) et John Crombez (à dr.)