Service minimum maintenu à la prison de Bruges pendant et après le week-end

Le service minimum se poursuivra à la prison de Bruges (Flandre occidentale) pendant et après le week-end à la suite de l'agression de trois gardiens la semaine dernière, indiquait vendredi soir le syndicat libéral flamand VSOA (SLFP). Une rencontre avait eu lieu dans l'après-midi entre représentants syndicaux, personnel, direction et le ministre de la Justice Koen Geens (CD&V). Le service minimum reste d'application jusqu'à ce que les syndicats présentent le résultat de cet entretien à leur base.

"Nous avons rappelé nos exigences, la première étant le transfert du détenu Ringo De Witte » (considéré comme l’un des plus dangereux du pays, NDLR) au centre psychiatrique médico-légal de Gand. Nous espérons que ce départ interviendra plus tôt qu'à la date promise", a commenté Eddy De Smet, secrétaire permanent au VSOA, qui pointe également un manque de personnel et de sécurité pour les gardiens.

Le syndicat se montre pour le reste satisfait de la concertation. "Les autorités ont rappelé certains points. Maintenant, il faut voir si la direction accepte de concrétiser l'ensemble", a-t-il réagi. Le ministre de la Justice Koen Geens a, pour sa part, qualifié la rencontre de constructive.

Le personnel de la prison a décidé de se mettre en service minimum après l'agression de trois gardiens par un détenu le mercredi 24 juillet. Les discussions entre direction et employés n'ont jusqu'à présent abouti à aucun accord. Pendant le service minimum, toutes les tâches habituelles ne sont pas effectuées. Les détenus ne peuvent ainsi pas quitter leur cellule.

"Ils sont enfermés et ne peuvent donc pas se doucher", déplore un porte-parole de l'administration pénitentiaire. "Certains désespèrent et ont décidé, il y a quelques jours, d'entamer une grève de la faim." Le Conseil central de surveillance pénitentiaire juge la situation inacceptable pour les droits humains des prisonniers.

Kurt Desplenter