Les responsables d’une mosquée de Louvain appelés à s’exprimer

Rik Daems (Open VLD, photo), président de la commission sécurité du conseil communal de Louvain, a appelé samedi les responsables de la mosquée Al Ihsaan à répondre ouvertement le 20 août prochain aux questions des membres du conseil sur les raisons pour lesquelles la ministre-présidente flamande Liesbeth Homans (N-VA) a engagé une procédure pour que la mosquée ne soit plus reconnue officiellement et ne reçoive plus de subsides.

Liesbeth Homans a envoyé une lettre à l'Exécutif des Musulmans de Belgique (EMB), à la direction de la mosquée, aux conseils communaux de Louvain et de Herent, ainsi qu'à la province du Brabant flamand. Ces instances ont 60 jours pour rendre un avis, après quoi une décision sera prise sur le maintien ou non de la reconnaissance.

La mosquée avait été critiquée en 2017 après les déclarations d'un imam justifiant la violence physique envers les femmes "qui se comportent mal". Le lieu de culte avait alors été fermé préventivement. Depuis décembre, l'homme est à nouveau actif dans la mosquée.

Il y aurait, selon la ministre-présidente, de sérieux éléments indiquant que l'établissement de Wilsele ne respecte pas les critères de reconnaissance pour bénéficier de subsides. Des cours y seraient notamment donnés par une organisation salafiste.

L'administration communale de Louvain a déploré ne pas avoir été informée préalablement de la décision de Liesbeth Homans. "Cette approche crée une atmosphère négative dans laquelle une communauté est stigmatisée sans possibilité de réponse et sans dossier substantiel", a ajouté l'administration de Louvain (Brabant flamand).

"Avant le conseil municipal du 26 août prochain, durant lequel la ville rendra son avis sur la question, nous en débattrons au sein de la commission sécurité du conseil communal du 20 août. Il est important d'entendre ce que les responsables de la mosquée ont à dire", a déclaré Rik Daems, qui a promis de veiller au bon déroulement de la réunion.