Gand veut réaliser l’inventaire des étudiants "koteurs"

L’administration communale de Gand (Flandre orientale) veut faire l’inventaire du nombre d’étudiants qui résident dans un logement privé estudiantin loué pendant l’année académique. A l’heure actuelle, la ville ne sait en effet pas où résident les étudiants qui ne font pas la navette quotidienne vers l’université, et ne peut donc vérifier s’ils ne logent pas dans des maisons qui sont normalement destinées au marché courant de la location.

La ville de Gand estime à 36.000 environ le nombre d’étudiants qui habitent dans un "kot" - le mot utilisé en Belgique pour désigner un logement étudiant. Il vient du néerlandais et signifie notamment ‘petit abri’. "Mais ce n’est qu’une évaluation approximative", précise l’échevine Tine Heyse.

L’administration ne sait pas combien il y a de "koteurs" exactement et si certains logent éventuellement dans des maisons destinées au marché courant de la location. "Nous voulons donc obtenir les chiffres précis. Mais ensuite nous devrons développer une méthode qui nous permettra de suivre l’évolution de ce type de logement", indique Tine Heyse.

A l’approche de l’ouverture de l’année académique, un nombre important d’étudiants sont à nouveau à la recherche d’un logement à prix modéré à Gand. "Cette recherche n’est pas toujours facile", témoignent plusieurs étudiants. "Quand je me suis mis à la recherche il y a 3 ans, j’ai avant tout parcouru les rues. De cette façon, j’ai contacté divers propriétaires. Après avoir visité 4 kots, j’ai trouvé l’endroit où j’habite maintenant".

"J’ai d’abord cherché via l’internet", témoigne un autre étudiant. "Je voulais partager un kot avec un ami. Mais nous n’avons rien trouvé en ligne, et avons donc aussi parcouru les rues. Finalement, c’est une agence immobilière qui nous a aidés à trouver".

Pour un autre étudiant, c’est justement l’internet qui l’a sauvé." J’ai souvent changé de kot, et la plupart du temps je trouvais rapidement via Facebook". D’autres ont trouvé un logement étudiant via des amis ou la famille.

Les prix sont souvent élevés

Souvent ce sont les prix élevés qui rendent la recherche d’un logement ardue pour les étudiants (et leurs parents). "Le problème est que les kots situés au centre de Gand (photo) sont très chers. Pour un budget de 350 euros on ne trouve souvent qu’un petit taudis".

"Au cours des trois années que je vis en kot, j’ai l’impression que les prix ne font qu’augmenter. J’ai changé de kot et constaté subitement que le prix de location a bondi de 50 euros par mois après moi. Je payais 425 euros mensuels, mais les locataires qui me succèdent devront débourser 475 euros par mois".

La ville de Gand compte quelque 74.000 étudiants pour une population totale de 260.000 habitants.

Belga