Kurt Desplenter

Le centre d’asile d’Arendonk crée des places supplémentaires dans des tentes

Cette semaine encore, des tentes de l’armée seront installées sur le terrain du centre pour demandeurs d’asile d’Arendonk, à Anvers, afin de créer 70 places d’accueil supplémentaires. Elles viendront s’ajouter aux 420 places déjà existantes. Au cours de l’année écoulée, divers centres pour demandeurs d’asile ont déjà été ouverts en Belgique, mais la plupart d’entre eux affichent complet.

D’ici la fin de la semaine, le centre d’accueil anversois devra donc compter 500 places pour des demandeurs d’asile. L’Agence fédérale pour l’accueil des demandeurs d’asile Fedasil souligne qu’il s’agit d’une mesure temporaire. "Pour quelques semaines", indique la porte-parole adjointe Lies Gilis. "Entretemps, nous sommes à la recherche de bâtiments supplémentaires, comme nous en avons déjà trouvés à Lommel, Mouscron, Zaventem, Deurne et Couvin". Il s’agit de nouveaux centres d’accueil temporaires.

De cette façon, Fedasil espère apporter une réponse au manque criant de places d’accueil pour des demandeurs d’asile, malgré la création de ces cinq nouveaux centres temporaires. "Avec un taux global d’occupation de 94%, nos centres d’accueil affichent complet", précise Lies Gilis. A l’heure actuelle, il existe plus de 23.000 places pour des demandeurs d’asile en Belgique.

Comment expliquer que toutes les places soient occupées ? "Nous n’avons pas d’augmentation de l’afflux de demandeurs d’asile, mais bien une baisse du nombre de départs. Il y a moins de personnes qui quittent notre réseau d’accueil que de personnes qui viennent s’y ajouter. En cause, un temps d’attente plus long pour recevoir le verdict sur leur demande d’asile. Tant que cette procédure est en cours, nous leur donnons un lit, une possibilité de se laver et à manger".

"Davantage de dossiers seront traités dès octobre ou novembre"

Le bourgmestre d’Arendonk, Kristof Hendrickx (N-VA), espère que la décision de Fedasil n’aura pas un impact trop important sur la vie dans sa commune. "J’espère avant tout que cela n’aura pas trop de conséquences pour les riverains. J’espère qu’il s’agit effectivement d’une mesure temporaire, afin qu’elle reste supportable. Nous avons été informés par lettre que des place d’accueil supplémentaires seraient créées, mais nous n’avons pas eu notre mot à dire".

D’après la ministre à l’Asile et la Migration en affaires courantes, Maggie De Block (Open VLD), les dossiers des demandeurs d’asile devraient pouvoir être traités plus rapidement dès le mois d’octobre, ce qui devrait permettre de résorber le manque de places dans les centres d’accueil pour demandeurs d’asile.

"Nous avons du retard tant à l’Office des étrangers qu’au Commissariat général pour les réfugiés et apatrides", précise la ministre Maggie De Block. "Des engagements de personnel supplémentaire ont déjà eu lieu, mais il faut former ces personnes. Normalement, ces instances devraient pouvoir traiter à nouveau davantage de dossiers dès octobre ou novembre".