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Les Belges sont de plus en plus nombreux à rédiger leur testament

Depuis l'entrée en vigueur de la réforme du droit des successions, il y a près d’un an, les Belges sont de plus en plus nombreux à avoir rédigé un testament. C’est ce qu’indique Fednot, la fédération belge des notaires.

60.210 testaments ont été enregistrés du 1er septembre dernier au 16 août, soit 15,6% de plus que sur la même période un an auparavant, observe mardi Fednot, Les nouvelles possibilités offertes aux personnes préparant leur succession, notamment celle de réserver une plus grande part de l'héritage à un choix "libre", pas forcément au bénéfice des héritiers légaux directs (enfants), semblent avoir plu.

"Ces dernières années, nous avions enregistré une augmentation de 3 à 4 %, mais depuis l'introduction de la nouvelle loi, nous avons assisté à une augmentation de plus de 15%, a déclaré le notaire Bart van Opstal à la VRT "C'est la première fois que nous voyons une telle augmentation."

"On observe que de plus en plus de gens veulent organiser eux-mêmes leur propre succession et veulent s’écarter du schéma standard. Ils veulent prendre eux-mêmes l’initiative, par exemple en favorisant leurs "beaux-enfants" ou en donnant davantage aux enfants dans le besoin".

"La modernisation des règles a poussé plus de Belges à réfléchir et à préparer leur succession", note Fednot, qui s'est renseigné auprès de ses membres: "plus de 80%" des notaires interrogés disent que leurs clients utilisent "régulièrement" cette nouvelle liberté qui leur est offerte.

Quant à la création de "pactes successoraux", globaux (incluant toute la famille) ou ponctuels, les débuts ont été "timides" selon la fédération du notariat qui en dénombre 2.827 lors de cette première année d'existence. Visiblement, la possibilité est encore peu connue du citoyen, qui ne va donc pas la demander lui-même auprès du notaire. Un pacte successoral global permet, du vivant de tous les acteurs, de fixer un accord consolidant les donations déjà effectuées, dans le but d'éviter les conflits et complications après le décès.