ROBIN UTRECHT

Un juge décide qu’une lycéenne de Louvain a le droit de porter son voile à l’école

Une lycéenne de Louvain (Brabant flamand) est autorisée à porter son voile à l’école malgré le règlement en vigueur dans l’établissement interdisant le port de tous les signes religieux et philosophiques. C’est ce qu’a décidé un juge de Louvain.

Le règlement scolaire en vigueur dans le réseau d’enseignement officiel en Communauté flamande est clair : les symboles religieux et philosophiques sont interdits. Cela signifie que le voile est visé par cette interdiction. Mais une lycéenne de Louvain qui voulait porter son foulard pendant les cours a décidé de porter l'affaire devant le triibunal.

Le juge a tranché et a décidé que la jeune fille avait le droit de porter son voile pendant les cours et les activités scolaires. Ceci a été confirmé à la VRT.

L’avocat de la jeune fille est satisfait : "Ma cliente a le droit de porter son voile durant les cours, et ce, dès le prononcé du jugement. Le verdict doit être exécuté immédiatement, ce qui signifie que ma cliente pourra aller à l'école avec son voile dans quelques jours. Le juge a statué qu'il n'y a pas de circonstances particulières qui justifient l'interdiction dans cette école.

Il a également statué que l'interdiction générale dans toutes les écoles de la Communauté était disproportionnée."

Malgré ce jugement, l’interdiction générale n’a pas été abolie car juridiquement le tribunal ne pouvait pas le faire. Ce jugement ne s’appliquera donc qu’à cette seule jeune fille. Le réseau d’enseignement officiel en communauté flamande peut encore faire appel du jugement.

Ce n'est pas la première fois qu'un juge rend un tel verdict. L'année dernière, à Tongres (Limbourg), le tribunal avait décidé que certaines filles de deux écoles secondaires étaient autorisées à porter le voile malgré une interdiction. Toutefois, les écoles et le système éducatif communautaire ont toujours fait appel du verdict.

Le règlement scolaire a été modifié dans deux écoles du réseau communautaire, après que certains élèves se soient rendus au Conseil d'État il y a quelques années.