Les chances de survie des enfants atteints d’un cancer en hausse

Chaque jour en Belgique, un nouveau cas de cancer est diagnostiqué chez un enfant de 0 à 14 ans et tous les deux jours chez un adolescent de 15 à 19 ans, selon la dernière publication "Cancer in children and adolescents - Belgium 2004-2016" de la Fondation Registre du Cancer. Cependant, la mortalité par cancer a fortement diminué au cours des dernières décennies.

Le cancer chez les enfants et les adolescents est rare et représente moins de 1% de tous les diagnostics de cancer. Les trois tumeurs les plus fréquentes chez les moins de 19 ans sont les tumeurs du cerveau, les leucémies et les lymphomes, selon la Fondation Registre du Cancer.

Elle pointe dans son rapport que le nombre de nouveaux diagnostics de cancer est en augmentation chez les enfants (0-14 ans) et les adolescents (15-19 ans). L'incidence des tumeurs du cerveau a augmenté de 18% au cours de la période 2012-2016 par rapport à 2004-2008. Le nombre de nouveaux diagnostics de leucémie a également augmenté, principalement dans la catégorie des moins de 14 ans (+ 16%).

"La cause de cette augmentation de l'incidence du cancer, observée également à l'échelle internationale, est multifactorielle. (...) L'introduction de meilleurs diagnostics et l'amélioration de l'enregistrement jouent certainement un rôle", peut-on lire dans le rapport.

La Fondation souligne toutefois que les chances de survie des enfants et adolescents atteints du cancer sont en progression. En effet, au total, 87% des enfants et des adolescents sont encore en vie 5 ans après un diagnostic de cancer, selon les chiffres du rapport.

Les meilleurs taux de survie à 10 ans sont observés chez les adolescents (85%) et les enfants (84%), mais les nourrissons (82%) ont également un bon pronostic. Selon le rapport, "la survie varie fortement selon le type de tumeur : le meilleur pronostic est observé chez les enfants et les adolescents atteints de lymphomes, rétinoblastomes, cancers du rein, carcinomes et tumeurs germinales (survie à 10 ans> 90%), suivis par les leucémies et les tumeurs du foie (survie à 10 ans comprise entre 80% et 90%).

Le taux de survie à 10 ans chute à 70-80% pour les tumeurs du cerveau, des os, des tissus mous et du système nerveux."

Cette amélioration peut s'expliquer par une meilleure compréhension des cancers, l'amélioration des outils diagnostiques avec une détection plus précoce, l'augmentation des possibilités thérapeutiques pour la rechute et la progression, et enfin la grande qualité des soins grâce aux efforts soutenus des onco-hémato-pédiatres et des prestataires de soins de santé, conclut la Fondation dans son rapport.