"Si le PS et la N-VA ne parviennent pas à s’entendre, il faudra former un gouvernement de relance"

"Si d’ici un mois, le PS et la N-VA ne parviennent toujours pas à s’entendre, en vue de former ensemble un gouvernement fédéral, alors il vaudrait mieux former rapidement un gouvernement temporaire parallèlement aux négociations", a déclaré ce vendredi Pieter Timmermans lors de l’émission "De ochtend" sur Radio 1 (VRT). 

Plus de trois mois après les élections, il n’y a toujours aucune perspective d’un nouveau gouvernement fédéral. Il n’y a même pas encore eu de véritables négociations. "Lorsque l’on sait ce qui nous attend dans les prochains mois ce n’est pas une idée réjouissante", affirme encore la FEB.

"Un certain nombre de facteurs externes comme un Brexit sans accord, la guerre commerciale au niveau international, la politique budgétaire en Italie et la récession économique en Allemagne nous obligent à être pragmatiques et rapides. Dans de telles circonstances, notre pays a besoin d’urgence d’un gouvernement".

La FEB demande donc aux partis politiques de former le plus rapidement possible un nouveau gouvernement fédéral. Le patronat s’adresse surtout à la N-VA et au PS qui sont sensés être le moteur de ce nouveau gouvernement. Pour la FEB il sera nécessaire de faire des concessions.

Mais si la N-VA et le PS ne veulent pas collaborer, ils doivent alors le dire clairement le plus vite possible. Parce qu’alors il faudra trouver d’autres formules de gouvernement. Si rien ne bouge il nous faut un plan B, a déclaré ce vendredi Pieter Timmermans lors de l’émission "De ochtend" sur Radio 1 (VRT).

"Supposons qu’il n’y ait toujours pas de solution en vue à la fin septembre alors notre pays ne pourra pas rester plus longtemps sans gouvernement.
Ce plan B pourrait consister à octroyer des pouvoirs supplémentaires au gouvernement en affaires courantes, en concertation avec le Parlement.

Ou alors on mettrait sur pieds un gouvernement de relance. Une équipe restreinte avec un programme limité pour un durée limitée mais jouissant des pouvoirs nécessaires.

Dans l’intervalle, les présidents de partis souhaitant former un gouvernement de plein exercice disposeraient du temps nécessaire pour négocier dans la discrétion et la sérénité". Et c’est important ajoute Pieter Timmermans.

Il faudrait des personnes qui sont au-dessus de la mêlée et qui n’ont pas d’ambition pour la suite.
Pieter Timmermans

A la question de savoir qui devrait faire partie de ce gouvernement temporaire ?
"Je ne vais certainement pas citer des noms aujourd’hui c’est beaucoup trop tôt. Mais il faudrait des personnes qui peuvent être au-dessus de la mêlée et qui n’ont pas d’ambition pour la suite. Avant tout ils devront avoir la conviction que ce pays ne peut rester sans gouvernement".

"A la guerre comme à la guerre (en français dans le texte ndlr.) . Ce sont les signaux que les citoyens et les entreprises attendent." L'organisation patronale veut éviter à tout prix de nouvelles élections.

En ce qui concerne la formation d’un gouvernement flamand, la FEB constate une réelle ambition dans le programme. Néanmoins, malgré cela il nous faut un gouvernement fédéral. Parvenir à un taux d’emploi de 80% en Flandre sera impossible sans mesures fédérales d’accompagnement. Il souligne également la nécessité d'une vision globale en matière de mobilité dans notre pays, qui devra faire face à des embouteillages monstres par exemple au moyen d'une redevance kilométrique intelligente.