James Arthur Photography

Un déficit budgétaire de 12 milliards d'ici 2024, De Croo appelle PS et N-VA à négocier sans tarder

Les chiffres du comité de monitoring montrent encore une fois que le temps presse pour la formation d'un gouvernement fédéral à part entière", affirme le vice-premier ministre et ministre des Finances Alexander de Croo (Open VLD). Selon ce rapport, que De Tijd a pu consulter, le déficit budgétaire atteindra près de 12 milliards d'euros à la fin de la législature en 2024.

"Les chiffres du Comité de suivi montrent une fois de plus que le temps presse pour la formation d'un gouvernement fédéral à part entière", déclare Alexander De Croo. "Dans les années à venir, le contrôle budgétaire restera l'un des défis les plus importants, notamment en raison du coût du vieillissement de la population, qui augmente d'année en année. Seul un gouvernement à part entière et efficace peut relever ce défi."

Alexander De Croo revient encore une fois sur la chute du gouvernement à la fin de l'année dernière, qui, à son avis, n'a pas fait du bien au budget. La N-VA avait quitté le gouvernement insatisfait du soutien belge au Pacte des Nations Unies sur les migrations. "À la fin de l'année dernière, le déficit nominal de tous les gouvernements était de 0,69 %.

Le Comité de monitoring suppose que ce pourcentage passera à 1,54 % d'ici la fin de cette année. C'est maintenant certain : en raison de la chute prématurée du gouvernement à la fin de l'année dernière, 2019 sera une année perdue en termes budgétaires ", ajoute De Croo. "Si nous ne commençons pas à former un gouvernement fédéral dans les prochaines semaines, ce sera aussi le cas en 2020. "Tout ce qui n'est pas fait maintenant devra l'être deux fois à l'avenir."

Le week-end dernier dans Het Laatste Nieuws, De Croo avait préconisé la formation d’un gouvernement (libéral, socialiste et N-VA) ne comprenant que dix ministres. L'Open VLD n’est pas partisan d’un scénario associant les écologistes.

Sophie Wilmès invite à la prudence face à ces chiffres,

La ministre démissionnaire du Budget, Sophie Wilmès (MR), estime également qu'il est "plus nécessaire que jamais" de poursuivre la formation fédérale, tout en appelant à la prudence.

"Les chiffres n'ont pas encore été validés par le Comité de monitoring. De plus, il s'agit d'hypothèses fondées sur des politiques inchangées. Les estimations pour 2024 ne reposent donc sur aucune nouvelle initiative de cette législature, ce qui est hautement improbable."