Le centre d’asile de Broechem est temporairement étendu

Quelque septante nouvelles places d’accueil ont été créées par Fedasil au centre d’asile en province anversoise, situé près de Ranst. Cette extension est prévue pour un maximum de six mois. Le bourgmestre de Ranst, Johan De Ryck (N-VA), tire la sonnette d’alarme. Il souligne que la capacité du centre est maintenant pratiquement aussi grande que pendant la crise à l’asile en 2016. Il réclame une surveillance accrue par des patrouilles de police et de l’aide pour le personnel communal et les écoles.

Des tentes ont été érigées sur le terrain de Broechem afin de créer des places d’accueil supplémentaires pour des demandeurs d’asile. Dès novembre, ces tentes devraient être remplacées par des conteneurs.

"Ces derniers ne peuvent cependant rester qu’un maximum de quatre mois, et il ne peut être question d’une extension structurelle du centre d’asile. Actuellement, nous avons une capacité de quelque 260 demandeurs d’asile, qui est déjà dépassée en permanence d’une centaine de personnes. En 2016, il y avait 500 demandeurs d’asile à Broechem. A l’époque, nous avons vu qu’il fallait un plus grand déploiement de police. Par conséquent, la police n’a plus eu le temps de s’occuper d’autre chose", s’inquiète le bourgmestre.

Johan De Ryck demande donc au gouvernement fédéral des moyens supplémentaires pour la police.

Les dossiers prennent du retard

L’extension du centre de Broechem ne fait pas suite à un nombre accru de demandeurs d’asile qui arrivent en Belgique, mais au fait que les demandeurs doivent rester plus longtemps dans des centres d’accueil parce que le traitement de leur dossier prend du retard.

Au centre d’asile d’Arendonk, en province anversoise, des tentes ont également été érigées en août, pour en accroitre la capacité d’accueil.