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Le nombre de dossiers ouverts auprès d'agences de remboursement de dettes n'a jamais été aussi élevé

Il n’y a jamais eu autant de nouveaux dossiers ouverts dans notre pays pour recouvrer des factures impayées qu'au cours du premier semestre de cette année. C'est ce qu'écrit Het Nieuwsblad. Au cours de cette année, des dossiers pour près de 300 millions d'euros de nouvelles plaintes ont été ouverts, soit 20 % de plus que l'année dernière. Des chiffres qui alarment les organisations de lutte contre la pauvreté.

Rien que cette année, les agences de recouvrement de dettes comptent 296,8 millions d'euros de nouvelles réclamations pour factures impayées, ce qui constitue un record. Ces sociétés de recouvrement tentent de faire payer ces factures auprès des citoyens ou des entreprises qui ont des dettes en souffrance.

"Le fait que le nombre de nouveaux dossiers soit si élevé pourrait s'expliquer par le fait que de plus en plus d'entreprises choisissent plus vite d'utiliser les services des agences de recouvrement", explique Yves Van Nieuwenburg de l'association professionnelle des sociétés de recouvrement.

"L'avantage est que la récupération de la créance s’opère de manière efficace ", explique Van Nieuwenburg. "Cela contraste avec une procédure judiciaire qui prend souvent beaucoup de temps et dans laquelle le créancier paie de nombreux frais de justice en plus de la procédure initiale.

De plus en plus de personnes endettées

"Bien sûr, il est possible aussi que le nombre de personnes endettées augmente avec une rapidité préoccupante", suggère David De Vaal du réseau flamand contre la pauvreté (Netwerk tegen Armoede).

De plus en plus de personnes connaissent des difficultés pour rembourser leurs dettes. Or une véritable industrie s’est développée autour de cette problématique. "Cela entraîne parfois des coûts supplémentaires considérables pour les gens et ce n'est bien sûr une bonne chose pour personne.

Le Réseau contre la pauvreté appelle donc à une approche structurelle du problème de la dette. "Nous constatons aujourd'hui que les gens ont parfois trop peu d'argent pour vivre, en remboursant leurs dettes. Nous devons donc d'abord veiller à ce que les frais n'augmentent pour que ces personnes puissent encore avoir une vie décente".

"On fait de plus en plus vite appel aux agences de recouvrement de la dette"

La parlementaire flamande Annick Lambrecht (SP.A) a déclaré dans l’émission "De ochtend" (VRT) que les fournisseurs d’énergie, mais aussi les écoles et les hôpitaux font de plus en plus vite appel aux sociétés de recouvrement. Et c’est à partir de ce moment-là que commencent les problèmes pour les gens. leur dette doit être remboursée, mais ce sont ces frais énormes que ces sociétés facturent à chaque lettre qui plongent les gens dans une spirale de surendettement."

Bien sûr, les créanciers doivent être payés, ajoutent Annick Lambrecht et David De Vaal. "Mais cela doit être fait d'une manière qui réaliste pour les gens, afin que la spirale de la dette ne s'accentue pas davantage ".

Annick Lambrecht plaide également pour plus de compréhension : "C'est souvent une question de négligence ou une brève période pendant laquelle les gens connaissent des difficultés financières. Et puis ils se retrouvent face à des frais énormes. À long terme, non seulement les gens remboursent leur dette, mais ils doivent aussi s'endetter pour payer les coûts. Il y a vraiment un problème."

La parlementaire demande que les écoles reçoivent des fonds supplémentaire et que les gens puissent recouvrer les dettes d'une manière plus "humaine", au lieu de s'adresser à ces agences de recouvrement.
 

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