Les négociateurs flamands à nouveau réunis, avec un déficit de 600 millions qui complique la donne

Les membres du groupe central de travail pour la formation du gouvernement flamand sont réunis depuis ce matin au cabinet de la ministre-présidente Liesbeth Homans (N-VA). Leur tâche vient se compliquer quelque peu alors qu’il apparaît que la future formation devra faire face, à politique inchangée, à un déficit de 500 à 600 millions d’euros en 2020.

A leurs arrivée, les négociateurs ont admis que les mauvais chiffres budgétaires n’allais pas faciliter les choses, "mais nous allons voir comment on en sortira. Nous n’avons pas le choix", a commenté Ben Weyts (N-VA).

Selon la négociatrice du CD&V, Hilde Crevits, le prochain gouvernement flamand sera un gouvernement qui devra investir.

Les négociateurs flamands espèrent toujours pouvoir achever leur travail d’ici au 23 septembre, jour de la traditionnelle Déclaration de Septembre du ministre-président flamand.

Mauvaise conjoncture économique

L'administration flamande avait déjà mis en garde avant les vacances contre un déficit de cet ordre alors que, quelques mois auparavant, le ministre sortant du Budget, Bart Tommelein, annonçait des surplus budgétaires.

La détérioration de la conjoncture économique a poussé les prévisions de croissance à la baisse. Selon le Bureau du Plan, la croissance ne devrait pas dépasser 1,1% cette année et l'année prochaine.

Les thèmes à trancher

Les négociateurs flamands se réunissent ce samedi pour aborder l'emploi, l'économie et l'innovation. Ils ont bouclé les chapitres agriculture, culture, média, sport et jeunesse vendredi.

Quatre groupes de travail oeuvrent quant à eux à la recherche d'un consensus sur l'enseignement, le bien-être, l'environnement et l'intégration.

Aucune réunion ne serait pour l’instant prévue dimanche.