La première maison de transition pour détenus ouvre ses portes à Malines

La toute première maison de transition pour détenus en Belgique ouvre ses portes ce lundi dans deux maisons adjacentes de la Hanswijkstraat à Malines (province anversoise). Une quinzaine de prisonniers seront accueillis dans une petite structure de type résidentiel où ils bénéficieront d'un soutien notamment professionnel, afin de faciliter leur réinsertion dans la société.

Les prisonniers en fin de détention seront suivis par G4S Care, la branche "soins" de la société de sécurité G4S, qui les aidera à reprendre leur vie en main, mais les aidera aussi sur le chemin du travail et de l'indépendance, expliquait Rudy Van De Voorde, directeur-général des prisons, ce lundi, dans l’émission "Start Je Dag" (VRT).

"L’environnement plus décontracté ne signifie pas que les détenus peuvent aller et venir comme ils l’entendent. Ils restent des prisonniers qui doivent effectuer leur peine. Les règles du congé pénitentiaire s’appliquent donc aussi à eux. Tout est décidé de façon individuelle, par dossier", précisait Rudy Van De Voorde.

Concertation avec le quartier

C'est un projet-pilote qui vise également à prévenir les risques de récidive et auquel une enveloppe de 900.000 euros a été allouée. La Belgique prend son inspiration à l’étranger, et notamment aux Pays-Bas, où il existe déjà des "maisons Exode", qui sont installées - comme à Malines - dans des quartiers d’habitation.

D’après Rudy Van De Voorde, l’installation de la maison de transition a été discutée avec les habitants du quartier. "Il est normal que ce nouveau projet engendre de l’inquiétude. A l’étranger, on constate cependant que ces maisons n’occasionnent pratiquement pas de nuisances. Je ne m’attends donc pas non plus à des problèmes à Malines".

Une deuxième maison de transition sera inaugurée à Enghien, dans le Hainaut, au mois de janvier.