Nicolas Maeterlinck

Le bourgmestre Close n’autorise pas la marche de l’extrême droite à Bruxelles

Le bourgmestre de la Ville de Bruxelles, Philippe Close (PS, photo), a décidé de ne pas autoriser la "Mars op Brussel" ("marche sur Bruxelles") que des sympathisants d'extrême droite flamands voulaient organiser le dimanche 15 septembre dans la capitale, pour protester contre le fait que le Vlaams Belang a été écarté des négociations gouvernementales en Flandre. L'information a été confirmée ce vendredi par sa porte-parole, Maité Van Rampelbergh.

La police de la zone Bruxelles capitale - Ixelles avait rendu un avis négatif quant à la tenue de cette "marche". La contre-manifestation prévue est elle aussi interdite par le bourgmesre Philippe Close.

Parmi les revendications des potentiels manifestants d'extrême droite: la fin du cordon sanitaire autour du Vlaams Belang. Les négociations des partis N-VA, CD&V et Open VLD, en vue de la formation d'un nouveau gouvernement flamand - sans le Vlaams Belang donc -, sont à la base du mécontentement de ces militants.

"La marche est interdite pour des questions de sécurité, le bourgmestre a ainsi suivi l'avis de la police", indique vendredi Maïté Van Rampelbergh, porte-parole de Philippe Close. A la suite de l'avis de la police, les organisateurs de la marche ont été invités par le bourgmestre, qui a finalement tranché pour l'option la plus sûre, via une interdiction.

Selon plusieurs médias flamands, on suspecte l'implication du groupe néonazi "Bloed, Bodem, Eer en Trouw" - condamné par la justice - dans l'organisation de cette marche. Malgré l'interdiction, la police restera sur ses gardes, car l'arrivée de manifestants n'est pas exclue, indiquait encore le bourgmestre.

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