Trafic d’armes : 51 arrestations et 638 armes saisies

Dans le cadre d'une vaste opération visant des personnes suspectées d'avoir importé illégalement sur le territoire belge des armes à feu létales, 280 perquisitions ont été menées ces mardi, mercredi et vendredi dans toute la Belgique. C’est ce qu’a indiqué le parquet fédéral ce vendredi. Au total, 638 armes ont été saisies et 205 personnes ont été interpellées pour audition. Parmi ces dernières, 51 ont été privées de liberté. Les perquisitions ont permis également la saisie de plusieurs kilos de drogue et deux plantations de cannabis.

Cette opération coordonnée par le parquet fédéral a été menée sous la direction de plusieurs juges d'instruction, en collaboration avec les procureurs du Roi de Mons-Tournai, Charleroi, Liège, Nivelles, Namur, Hal-Vilvorde, Bruxelles et de Flandre occidentale.

Les perquisitions ont été exécutées par 800 policiers provenant des différentes polices judiciaires fédérales et de plusieurs zones de la police locale, sous la coordination de la police judiciaire fédérale de Mons-Tournai. Les armes concernées étaient notamment des armes de type "riot-gun", des armes semi-automatique, des armes de poing ou des armes de chasse.
 

Une armurerie française

Les personnes visées sont suspectées d'avoir détenu ces armes sans autorisation. Il est apparu dans plusieurs dossiers judiciaires antérieurs que des armes à feu détenues illégalement et saisies lors de perquisitions provenaient d'une armurerie située à Maubeuge, en France.

Avec la coopération du parquet du procureur de la République d'Avesnes-sur-Helpe et la police française, la police judiciaire fédérale de Mons-Tournai a pu, grâce à différents registres, retracer l'achat de plusieurs centaines d'armes par des clients belges. Ces armes étaient souvent achetées sous le couvert d'une attestation de tir sportif en France, mais ne permettant nullement une détention d’armes en Belgique.

Le parquet fédéral rappelle que toute détention d'arme à feu dans notre pays nécessite à tout le moins une autorisation. Il en va de même pour l'importation de pareille arme. A défaut, les contrevenants s'exposent à un emprisonnement d'un mois à cinq ans et à une amende pouvant aller de 800 euros à 200.000 euros.