Un habitant de Deurne suspecté de deux meurtres dans les années 1990

Un juge d'instruction d'Anvers a placé vendredi sous mandat d'arrêt un homme de 55 ans originaire de Deurne. Il est suspecté d'avoir commis l'assassinat d'Eve Poppe en 1997. Ce dossier avait été rouvert au printemps dernier afin d'appliquer de nouvelles techniques médico-légales. Le suspect est déjà en prison pour un autre assassinat, celui d'Ariane Mazijn en 1992.

Le 9 septembre 1997, Eve Poppe était assassinée dans son appartement du quartier Luchtbal (photo principale), au nord d'Anvers. Elle avait été étranglée et son corps présentait plusieurs traces de coups de couteau au thorax. Ses voisins avaient sonné à sa porte, ne l’ayant pas vue sortir pendant plusieurs jours. L'enquête n'avait à l'époque pas permis de retrouver l'auteur des faits.

Le dossier a finalement été rouvert au printemps dernier, afin de permettre à un conseiller de l'Institut national de Criminalistique et de Criminologie (INCC) d'appliquer de nouvelles techniques médico-légales.

A la suite de ces recherches, un suspect a été identifié. Placé sous mandat d'arrêt, l'homme a invoqué son droit au silence. Le parquet confirme que le suspect est l'homme qui avait été arrêté l'année dernière pour un autre assassinat non élucidé dans les années 90, celui d'Ariane Mazijn (30 ans).

La victime avait été retrouvée morte dans le studio d'une amie. Elle avait été étranglée avec une corde et frappée de coups de couteau. Le coupable avait pu être identifié en 2017 grâce à un test ADN à la suite de sa condamnation à six mois de prison pour une tentative de vol. Il correspondait à l’ADN retrouvé en 1992 sur la corde.

L’ADN du suspect de Deurne avait été introduit en 2017 dans la banque de données, ce qui a permis ensuite de faire le lien avec l’assassinat d’Eve Poppe.