Maarten Hartman

Les Belges sont deux fois plus nombreux à se rendre à vélo au travail qu’il y a 5 ans

Plus d'un travailleur sur dix en Belgique (13%) a enfourché régulièrement son vélo pour effectuer le trajet domicile-lieu de travail au cours de l'an dernier. Ils sont ainsi deux fois plus nombreux qu'il y a cinq ans, si l’on en croit une étude du prestataire de services en ressources humaines Acerta, publiée ce dimanche à l'occasion de la Semaine de la mobilité (16-22 septembre). Les transports en commun ont également gagné en popularité sur ce laps de temps (+4,15%) au détriment de la voiture. Quant au système de voitures partagées Cambio, il compte près de 40.000 clients en Belgique, quinze ans après sa création.

D'après Acerta, le Belge à vélo est âgé en moyenne de 41 ans et 4 mois, et parcourt 9,4 km pour se rendre au travail. C'est là une augmentation de plus de 2 km par rapport à 2013, notamment grâce au vélo électrique.

Les cyclistes les plus enthousiastes sont les Flamands: 15,24 % d'entre eux se déplacent en effet régulièrement à vélo pour aller ou revenir de leur travail. Un taux qui a plus que doublé en cinq ans. Ils ne sont par contre que 0,9% à le faire au sud du pays (contre 0,5% en 2013). Ce qui est plutôt logique étant donné les plus grandes distances et les dénivelés en Wallonie, analyse le prestataire de services en ressources humaines.

Bruxelles se trouve entre les deux avec 3,73% des travailleurs qui prennent régulièrement le vélo (2,0%).

La distance couverte à vélo augmente aussi

L'augmentation de 6% à 13% des travailleurs à vélo s'applique à toutes les catégories d'âge, à l'exception des plus âgés (+ de 63 ans). Mais les 50 ans et plus roulent donc encore aussi souvent à vélo que les moins de 35 ans. En 2013, trois quarts des cyclistes habitaient dans un rayon de 10 km du lieu de travail. Ce groupe a désormais chuté à 62 %. Celui parcourant plus de 30 km à vélo pour se rendre au travail est, par contre, passé de 5,5% à 9,8%. Une augmentation en partie due au succès du vélo électrique.

La distance domicile-lieu de travail moyenne parcourue à vélo a donc logiquement augmenté en 5 ans, passant de 7,3 à 9,4 kilomètres. Enfin, de plus en plus de travailleurs se rendent au travail en train, en bus, en tram ou métro. La croissance, de 51% en cinq ans, n'est toutefois pas comparable à celle du vélo.

Seuls 4,15% des salariés à travers le pays optent pour ce moyen de transport. Bruxelles se classe loin devant, avec près d'un travailleur sur six qui emprunte régulièrement le bus, le train, le tram ou le métro. L'étude se base sur les données réelles de travailleurs en service auprès de plus de 40.000 employeurs issus du secteur privé, auquel appartiennent aussi bien des PME que des grandes entreprises.

Cambio a 15 ans : près de 40.000 usagers

Le système de voitures partagées Cambio (photo), qui fête son 15e anniversaire, compte près de 40.000 clients répartis dans toute la Belgique. Les responsables estiment qu'une voiture Cambio permet de remplacer 13 voitures particulières.

Cambio a inauguré sa flotte de véhicules partagés le 22 septembre 2004 à Gand, avec trois voitures pour autant d'emplacements. Le nombre de clients n'a ensuite cessé d'augmenter, de 20% chaque année environ, pour atteindre les 40.000 personnes. Il s'agit principalement de célibataires ou de personnes en couple (64%), les familles avec enfants représentant 36% des usagers, selon un sondage effectué par Cambio.

Ceux qui optent pour un tel système le font pour des raisons financières, mais aussi pour éviter des problèmes de parking. L'environnement et le fait de rouler peu (moins de 10.000 kilomètres par an) sont aussi avancés pour justifier le recours à ce service.

Cambio, surtout présent en Flandre (où le service possède le plus de clients en Flandre orientale) et à Bruxelles, souhaite augmenter ses emplacements à l'avenir et s'implanter dans de nouveaux endroits. En Wallonie, quelques villes disposent également de véhicules Cambio: Mons, Charleroi, Tournai, Liège, Namur, Gembloux, Ciney, Verviers, Arlon, Ottignies-Louvain-la-Neuve et Wavre.

L'entreprise veut aussi intensifier sa collaboration avec les administrations locales et espère poursuivre l'électrification de son parc automobile, tout comme étudier des possibilités de formules intégrées, avec le train notamment.