Marche de l’extrême droite interdite : 43 arrestations administratives à Bruxelles

Quarante-trois personnes ont été arrêtées administrativement dans le centre de la capitale, ce dimanche après-midi, dans le cadre de la marche de l'extrême droite qui avait été interdite par le bourgmestre Philippe Close. Six personnes ont été arrêtées vers 12h30 rue du Marché, à Saint-Josse-ten-Noode, a indiqué Mathieu Henroteau, porte-parole de la police de Bruxelles-Nord (Schaerbeek, Saint-Josse-ten-Noode et Evere). Trente-sept autres ont également fait l'objet d'une arrestation administrative entre 13h50 et 14h30 aux alentours de la place d'Espagne à Bruxelles-Ville. C’est le lieu de rassemblement qui avait été initialement prévu pour la manifestation, a ajouté la porte-parole de la police de Bruxelles-Ixelles Ilse Van de keere.

Les personnes arrêtées à Saint-Josse-ten-Noode ont été identifiées comme étant liées à des milieux d'extrême droite. Des éléments probants indiquaient aux policiers que ces individus avaient l'intention de participer à des actions liées à la manifestation interdite par le bourgmestre de la Ville de Bruxelles. La police a donc décidé d'agir de manière préventive en les privant de leur liberté.

La plate-forme citoyenne de soutien aux réfugiés avaient eu vent d'informations indiquant que des groupes prévoyaient de venir à Bruxelles, malgré l'interdiction du bourgmestre Philippe Close, pour "nettoyer" certains quartiers, et plus particulièrement le quartier nord.

Les policiers de Bruxelles-Ixelles ont dans un premier temps indiqué aux manifestants de la place d'Espagne que l'action avait été interdite. "Ils ne voulaient, malgré tout, pas partir", a expliqué Ilse Van de keere. "D'après les contrôles, dont des fouilles, il s'est avéré que de nombreuses personnes étaient connues pour des faits de rébellion, violences, discriminations..."

Ilse Van de keere a assuré vers 15h que la situation était entretemps revenue à la normale place d'Espagne. Les manifestants protestent contre le fait que le Vlaams Belang ne fera pas partie du gouvernement qui est en formation en Flandre, alors qu’il est le grand gagnant des élections de mai dernier. Le parti s’est, lui, distancié de la marche.

Le bourgmestre de Bruxelles-Ville avait fait interdire la manifestation, et une contre-manifestation, par crainte d’incidents. Les services de l’ordre étaient présents en nombre dans le centre de la capitale, ce dimanche après-midi.