Le bourgmestre d’Alost à Paris pour défendre son carnaval devant l’Unesco

Les autorités communales d'Alost (Flandre orientale) défendent ce mardi devant l'Unesco à Paris le char représentant des caricatures de juifs orthodoxes (photo) qui a paradé lors de la dernière édition du carnaval de la ville, et qui avait soulevé la controverse, y compris à l’étranger. Le bourgmestre Christoph D'Haese (N-VA) est à Paris pour tenter de convaincre l'institution des Nations Unies que ce char n'était pas antisémite. Il en va du maintien du carnaval d’Alost sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’Unesco.

Le char polémique exhibait des caricatures géantes de juifs orthodoxes assis sur des sacs d'or. Il a suscité l'indignation de nombreuses organisations, dont l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture, qui a dénoncé une représentation antisémite.

L'agence onusienne doit se prononcer d'ici décembre sur un possible retrait du carnaval d'Alost de la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'humanité, sur laquelle il est inscrit depuis 2010.

Le collège communal de la ville flamande a désigné le bourgmestre Christoph D'Haese (N-VA) et l'échevin Jean-Jacques De Gucht (Open VLD) pour défendre l'événement au siège de l'Unesco à Paris. Selon Christoph D'Haese, "il est crucial d'expliquer encore une fois aux gens de l'Unesco que les carnavalistes alostois n'ont en aucune manière eu d'intentions antisémites ou racistes, bien au contraire".

Jonas Roosens