AP2013

Plus d’un Belge sur cinq fait du télétravail: une source de liberté mais aussi de stress

D’après une nouvelle enquête de l’institut Vias et du SPF Mobilité, un peu plus d'un Belge sur cinq fait du télétravail. Le potentiel serait toutefois deux fois plus important. A l’occasion de la Journée nationale du télétravail, les deux organismes ont relancé le site www.teletravailler.be, une boîte à outils rassemblant toutes les informations nécessaires à l'implémentation de ce mode de travail. Celui-ci aurait principalement des effets bénéfiques sur la sécurité routière et les problèmes d’embouteillages. Il peut cependant également engendrer un certain stress chez les travailleurs.

Selon les résultats de l’enquête, réalisée auprès de 1.000 personnes, quatre télétravailleurs sur 10 en font en moyenne un jour par semaine, et deux sur 10 deux jours, tandis que un sur trois le fait sporadiquement. 

Autre constat: les personnes qui pratiquent le télétravail se disent satisfaites et souhaitent continuer à en faire. Environ 36% d'entre elles estiment que le principal avantage est un gain de temps. Un télétravailleur sur six remarque également un meilleur équilibre vie privée-vie professionnelle. 

En termes de mobilité, seuls la moitié des télétravailleurs utilisent habituellement la voiture comme principal mode de transport vers leur bureau, contre 33% pour les transports en commun et 15% à vélo. Il ressort également que plus les gens habitent loin, plus ils y ont recours.

Désengorgement des routes

Pour Vias et le SPF Mobilité et Transports, la situation est "perfectible" en Belgique. En effet, à Bruxelles, par exemple, 40% des travailleurs font aujourd'hui du télétravail, alors que 68% disent avoir un emploi qui le leur permettrait. Les provinces où l'on recense le moins de télétravailleurs sont le Limbourg et le Luxembourg. 

Les deux organismes voient dans le télétravail des effets bénéfiques sur la sécurité routière et une partie de la solution "pour démêler la mobilité". A l'occasion de cette première Journée nationale du télétravail, elles relancent par ailleurs leur site www.teletravailler.be, qui a vu le jour en début d'année afin d'encourager le télétravail. 

Des désavantages aussi

Selon une récente enquête de l’assureur maladie allemand AOK, le télétravail peut aussi provoquer des désagréments. Une hausse de la liberté de temps peut en effet également être source de stress, car le travailleur peut finir par ne plus faire la distinction entre temps de travail et temps libre. 

L’enquête révèle ainsi qu’un tiers des employés allemands qui font du télétravail de façon flexible effectuent leurs heures de travail en soirée et durant les week-ends. Un cinquième des sondés indiquent être stressés car ils ont du mal à faire la différence entre temps libre et temps de travail. La situation aurait principalement pour conséquence une augmentation de la fatigue, des troubles du sommeil ou de la concentration. 

Le plus grand désavantage du télétravail resterait toutefois l’absence de contact avec des collègues. Ces différentes raisons pousseraient ainsi les travailleurs à ne rester chez eux qu’une à deux fois par semaine.