Crash d'un F-16 belge en France, les deux pilotes survivent grâce à leur siège éjectable

Un F-16 belge biplace qui participait à un exercice s'est écrasé jeudi en matinée à la sortie de Pluvigner, dans le département français du Morbihan, à l’ouest de la France. Les deux pilotes ont heureusement pu faire usage de leur siège éjectable. La Défense a confirmé que les deux militaires étaient sains et saufs. L'incident n'a par ailleurs pas fait de blessés au sol.

L'avion avait décollé de Florennes et se rendait à la base aéronautique navale de Lann-Bihoué, en Bretagne. L'appareil, principalement utilisé dans le cadre de formations, s'est écrasé à une trentaine de kilomètres de la base française.

Deux personnes se trouvaient à bord. Elles ont pu faire usage de leur siège éjectable.  L'un d'eux s'est toutefois trouvé suspendu sur une ligne à haute tension (250.000 volts). Les services de la compagnie d'électricité Enedis se sont rendus sur place pour aider à la récupération du militaire, qui avait été annoncé un moment décédé.  Le pilote a pu être décoincé et se porte bien.

Pas de blessés au sol

Les deux pilotes ont été emmenés  à l'hôpital pour passer des examens médicaux.  "J'en ai eu l'un des deux au téléphone et il m'a confirmé qu'il se sentait bien", a indiqué le commandant de la composante Air, le général-major Frederik Vansina, lors d'une conférence de presse.

 "Nous avons malheureusement perdu un F-16 biplace datant de 1983, du 2e Wing Tactique de la base de Florennes. Il effectuait une mission d'entraînement à la navigation de Florennes vers la base de Lorient et s'est écrasé près de cette base-là", a détaillé le général-major.

"L'incident s'est produit à basse altitude, 500 mètres. Les deux pilotes ont utilisé leur siège éjectable. Il n'y a pas de blessés au sol, uniquement des dégâts matériels. Une maison a été touchée"; a-t-il poursuivi.

Problème de moteur

L'armée belge a détecté les signaux d'alerte d'utilisation des sièges éjectables à 10h33. "Le pilote m'a confirmé au téléphone avoir remarqué un problème moteur à l'avion. Il faut à présent déterminer quelles en sont les causes", a expliqué le général-major.

"Une équipe d'enquêteurs de l'Aviation Safety Directorate (le conseiller au sein de la Défense dans tous les domaines liés à la sécurité aérienne), se rendra sur place dès ce jeudi soir, en collaboration avec les autorités françaises, afin de déterminer les cause de l'accident", a précisé la Défense. Selon le patron de la composante Air, aucun problème n'avait été détecté sur cet appareil précédemment.

Les familles des pilotes ont été averties et accompagneront l'équipe militaire.   Les missions prévues ce jeudi par la composante Air sont suspendues, "le temps de faire retomber l'émotion". Mais l'ensemble des vols prévus vendredi, dans les pays Baltes depuis la Lituanie ou dans le cadre de la protection de l'espace aérien du Benelux, seront assurés, a encore indiqué Frederik Vansina.

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Des morceaux de l'avion après le crash.